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Les souris vertes ont lu pour vous : l'économie symbiotique, d'Isabelle Delannoy
Date 21/01/2018
Ico Club de lecture
Comms Aucun commentaire

"Soir de printemps

De bougie en bougie

La flamme se transmet"


Yosa Buson (1716-1783)


Tiens, tiens, ça faisait longtemps que les Souris Vertes ne nous avaient pas proposé une de ces lectures stimulantes dont elles ont le secret. Alors, quel beau livre a retenu leur attention cette fois-ci ? Hum. Autant le dire tout de suite, toutes les souris n'étaient pas emballées à l'idée de parler de notre ouvrage du jour, qui s'intitule "L'économie symbiotique", d'Isabelle Delannoy, vu qu'il peut sembler bien rébarbatif de prime abord, et pour être honnête les choses ne s'arrangent pas toujours, même après un contact prolongé.


Il s'agit en fait, ni plus ni moins, ni autant, que d'un essai d'économie. Déjà ce genre littéraire parfaitement respectable ne fait généralement pas l'unanimité sur les plages en été, ou pour une lecture décontractée au coin du feu, mais on peut bien se demander quelle mouche a piqué les souris vertes de vouloir nous en entretenir, vu le rapport apparemment absolument nul avec notre excellente ligne éditoriale habituelle.


Eh bien qu'on se détrompe, et qu'on batte sa coulpe en place publique sans attendre, car non seulement notre petit livre aborde en détail les sujets favoris qui nous font courir d'article en article, mais en plus dans une prose nettement moins ennuyeuse et empesée que ce que l'on serait en droit d'attendre d'un Traité d'Economie Très Sérieux.


Allez, sans plus attendre on se lance dans le vif de la discussion, et dans un élan de générosité vis-à-vis de nos lecteurs, on structure un peu le machin à grand coup de paragraphes, et avec un plan remarquable, s'il vous plaît : on donne d'abord l'intrigue générale, et ensuite on en viendra aux aspects d'écologie numérique que tout le monde attend avec impatience.



Le fond du fond


Alors, l'économie symbiotique, quésaco ? S'agit-il des principes économiques appliqués par des micro-organismes marins, tu me donnes un peu de plancton et je te rends un peu d'algue plus les intérêts ? Pas du tout, non non très cher (chère ?), nous parlons bien de l'économie humaine, celle qui dévaste les forêts et dépeuple les océans. Enfin jusqu'à présent. Car l'auteur (auteure ?) ne partage pas ce constat défaitiste que tout système économique un tant soit peu structuré mène naturellement et sans coup férir à la destruction la plus joyeuse de tout ce qui nous environne. Certes, l'économie actuelle est extractive, polluante, génératrice d'inégalités sans précédent, mais ça n'est pas une fatalité, enfin du moins c'est ce qu'on espère.


Le livre s'attache donc à bâtir une théorie économique complète, qui n'ait pas tous ces défauts grossiers, et qui permette de faire fonctionner une ou des sociétés humaines avec un niveau de technologie élevé sans le nécessaire dommage collatéral pour le reste des espèces vivantes qui aimeraient bien aussi un peu de place, tout de même.


Et, pour bâtir son Nouveau Super Système Economique, notre courageuse économiste se fonde sur un certain nombre d'expériences qui, en apparence, n'ont rien en commun, mais partagent toutes à l'insu de leur plein gré les mêmes principes fondateurs : permaculture, gestion des eaux usées, modes d'urbanisation alternatifs, nouveaux modes d'organisation des entreprises, sont autant d'éléments disparates de la fameuse transition écologique déjà en marche (mais à petits pas, NDLR).


Ici, à vrai dire, le lecteur qui a déjà croisé au détour de son chemin l'un ou l'autre de ces sujets n'apprendra pas énormément de nouveautés les concernant. En revanche, pour éparses qu'elles puissent paraître, ces expériences illustrent toutes à leur manière les grands principes de l'économie symbiotique, celle qui pourrait nous permettre de sauver le monde et les bébés phoques. Et quels sont ces principes, donc ? Justement, nous y venons.



Les grands principes de l'économie symbiotique


Ah ah ! J'inclus un nouveau paragraphe mystère de dernière minute, car je me rends compte que mon plan initial ne tient pas la route, comme toute bonne planification militaire qui, comme le dit le fameux adage, ne survit pas à la première rencontre avec l'ennemi. Bon, qu'on se rassure, nous ne sommes pas en train de nous tirer dessus à la rédaction des Souris Vertes, tout au plus terminons nous notre bataille de polochons un peu plus échevelés et essouflés.


Reprenons donc, car il est temps de recopier, sans reversement de droits d'auteur (auteuse ?) et sans vergogne les six grands principes de l'économie symbiotique qui doivent désormais guider notre pensée et notre action politique quotidienne. Il s'agit donc de construire des systèmes qui :

  • offrent une coopération libre et directe entre les entités
  • constituent des territoires de flux communs également accessibles à tous
  • font intervenir une diversité d'acteurs et de ressources respectant l'intégrité de chacun
  • utilisent en priorité les services rendus par les écosystèmes
  • recherchent l'efficience maximale de l'utilisation des ressources
  • favorisent la compatibilité des activités humaines avec les grands équilibres de la biosphère
 
Bon, bien que la prose du livre soit généralement très lisible et fluide, l'énoncé des ces principes a un petit côté austère et générique qui fait quelque peu grincer des dents. On voit tout de même que l'opposition traditionnelle entre l'action publique de l'état et l'action privée des entreprises montre bien vite son inanité : les deux contredisent grossièrement la plupart, voire l'intégralité des principes énoncés. On pourrait d'ailleurs faire une liste exactement inverse en caractérisant la manière dont est gérée l'action collective dans notre belle société :
  • des liens forcés entre entités sous des pressions économiques ou règlementaires
  • des territoires de flux et de ressources confisqués à la majorité des citoyens
  • un nombre restreint de décideurs et d'acteurs qui cultivent l'entre-soi de la décision en lieu et place des autres
  • une utilisation prioritaire de ressources fossiles et de processus artificiels nécessitant des ressources primaires énormes et un haut niveau de technologie
  • un gaspillage de ressources à tous les étages, et presque symboliquement ostentatoire, la recherche d'économie de ressources faisant vraiment figure de pauvre type
  • une perturbation abyssale d'à peu-près tous les grands équilibres de la biosphère : cycle de l'eau, océans, climat, cycles d'évolution des espèces, etc


Autant dire qu'on est loin du compte, et qu'il va sans doute falloir un peu plus que la publication de "l'économie symbiotique"pour nous faire changer de trajectoire. Cela dit, bien plus que ces grands principes qui restent somme toute un peu trop généraux à notre goût, nous avons été bien plus intéressé par un petit diagramme qui explique, dans une société fondée symbiotiquement, les interactions entre le monde vivant, un système industriel toujours en place et la société humaine elle-même. Pour ne pas abuser, nous n'allons pas reproduire le schéma en question, mais nous en dévoilons la substance ; il faut pour cela distinguer trois types d'écosystèmes :

  • les écosystèmes vivants. Bon, ce sont les écosystèmes que l'on connaît habituellement sous ce vocable, qui allient gaiement la fleur et son papillon compagnon, etc.
  • les écosystèmes sociaux. Ce sont les écosystèmes qui intègrent les échanges d'information et de savoir au sein des sociétés humaines. Enfin c'est que j'ai compris.
  • les écosystèmes technosphériques, qui correspondent peu ou prou à un système industriel banal, mais en plus propre quand même.

Le constat qui nous a le plus intéressé, aux Souris Vertes, est le fait que les écosystèmes technosphériques ne peuvent qu'être extractifs ; d'une manière ou d'une autre, ils ont besoin de ressources primaires pour fonctionner, et quelle que soit la manière dont on tourne la chose ils consomment toujours plus qu'ils ne produisent, les voyous.

La seule manière d'arriver à fonder une économie durable en les intégrant est alors d'utiliser les écosystèmes vivants et sociaux qui, eux, produisent plus de matière et de ressource qu'ils n'en consomment si tout va bien, pour équilibrer l'ensemble. Et, bien évidemment, les produits secondaires de chaque type d'écosystème doivent servir d'entrée aux autres, comme la chaleur dégagée par une usine qui pourra chauffer une piscine d'aquaculture, par exemple. Evidemment, tout ceci repose sur un postulat d'efficacité des écosystèmes vivants et sociaux, ce qui nous paraît un tantinet optimiste, comme nous en débattrons un peu plus loin.

Mais il est temps, enfin, d'en venir au coeur de la quintessence du centre de l'essentiel de notre propos du jour :


Numérique, loup y es-tu ?


Bien, on parle on parle, mais où le numérique dans tout ça ? Eh bien, à vrai dire, pour aussi intéressants que soient tous les propos que nous avons rapportés jusqu'à présent, nous n'aurions probablement pas consacré de petite recension à notre lecture du jour, si elle ne donnait pas une place de choix, et avec force détails, aux nouvelles technologies dans cette belle économie symbiotique à venir. Enthousiasmée par les possibilités de partage de savoir au niveau planétaire permis par les réseaux de communication modernes, de création et d'invention rendus possibles au plus grand nombre par les fablabs ou les imprimantes 3D, notre auteure(auteur?) en fait le pilier même des fameux écosystèmes sociaux, qui sont en fait davantage des flux d'échange d'information sous forme de petits octets que de vrais écosystèmes matériels.


Il faut reconnaître ici un réel effort, bien rafraîchissant pour les souris vertes qui n'arrêtent pas de mettre ce sujet sur la table dans un silence débatoire assourdissant, pour penser sérieusement et jusqu'au bout les conséquences d'une économie fondée sur des technologies numériques dont il faudrait pérenniser la production et l'utilisation sur le long terme. Extraction de métaux, de terres rares, obsolescence programmée, Isabelle Delannoy ne s'abrite pas derrière son petit doigt et essaie de répondre à tous ces problèmes qui menacent l'industrie numérique actuelle de périr sous le poids de ses propres déchets électroniques et de sa dévastation environnementale silencieuse.


Cependant, vu l'ampleur desdits problèmes, sans compter leur nécessaire extension à de nombreuses régions du monde non encore colonisées par ces outils numériques indispensables, puisqu'il est nécessaire que tout le monde soit relié par ces réseaux d'échange mondiaux et équipés de sa petite panoplie numérique pour que l'économie symbiotique puisse symbioser comme il se doit, nous sommes très dubitatifs aux souris vertes sur les propositions qui sont avancées. Par exemple, le recyclage des métaux, comme nous l'a bien montré "l'âge des Low Tech", un autre excellent ouvrage commenté ici-même précédemment, ne peut se faire à l'infini, mais au mieux sur quelques cycles vu les pertes inévitables, même sur les appareils les mieux conçus en vue d'être recyclés. On a donc du mal à voir comment une super filière de recyclage des métaux rares pourrait nous sauver d'une pénurie fatale de petits processeurs dans quelques dizaines de générations.



Bon, mais est-ce qu'on est d'accord, alors, vraiment ?


Argh et triple ugh, notre plan initial vient encore d'en prendre un coup dans l'aile, mais bon nous étions de toute manière résigné à son inconsistance congénitale. Ca nous apprendra à annoncer notre plan, tiens, on aurait mieux fait de se taire que d'appliquer ces bons principes d'écolier scrupuleux, voire franchement fayot.


Alors, nous avons essayé de présenter succintement les propos de notre bel ouvrage, mais nos fidèles lecteurs se doutent bien qu'il y a fennec sous cactus, voire souris sous buisson, car on aura plus vite fait d'attendre le jour du jugement dernier plutôt que le jour où les souris vertes n'auront aucune remarque critique à faire sur des idées offrant pourtant toutes les garanties de sérieux et de bon sens du cru. Eh oui, que voulez-vous, nous aimons la discussion, voire parfois la polémique la plus vile, on ne se refait pas. Polémiquons donc, prestement mais sans excès.


Nous avons en vérité deux points fondamentaux de désaccord, avec les parti-pris de l'écrivain (écrivaine ?). Tout d'abord et premièrement, nous considérons qu'il est dangereux de remplacer un optimisme et une confiance béats dans l'efficacité technique des réalisations artificielles, autrement dit le discours scientifico-totalitaire de notre belle modernité actuelle, par un optimisme en miroir sur l'efficacité des processus naturels. Certes, la nature fait fort bien les choses, ça n'est pas les souris qui vont me contredire, mais elle bien loin d'atteindre les critères d'efficacité et d'optimisation que l'espèce humaine s'est mise en devoir d'exiger dans tous les domaines.


Non, vraiment, les processus naturels ne sont pas des outils super optimaux qu'il suffirait d'exploiter, substituant àr nos rayons laser ultra-fins ou nos navettes spatiales du compostage super efficient ou de la photosynthèse dernière génération. La nature, enfin la vie en générale, ne cherche pas l'efficacité à tout crin, et les processus naturels ne sont pas exempts de perte, de déchet, d'érosion des ressources, enfin du moins aux échelles de temps et de matière qui nous concernent. Aussi, il nous paraît essentiel de nous préparer psychologiquement à ce que, même dans une société symbiotique idéale et parfaitement transitionnée écologiquement, aucun cycle de matière ne soit parfaitement refermable, et aucune ressource intégralement renouvelable sur la longue durée.


L'action de l'humanité, et du reste des vivants, ne pourra jamais être parfaitement neutre de ce point de vue, aussi nous pensons aux souris vertes qu'il serait temps d'en prendre notre parti une fois pour toutes, ce qui aurait pour conséquence qu'en plus de la recherche nécessaire de systèmes cycliques de consommation et production, il faudrait également s'attacher à réduire l'échelle de ces systèmes, pour que les pertes inévitables restent négligeables et nous promettent encore quelques ères géologiques de survie sans avoir à nous entretuer sérieusement pour les maigres ressources encore disponibles.


Notre deuxième point d'achoppement concerne, sans surprise, l'utilisation extensive de la panoplie numérique actuelle dans notre future économie symbiotique. Honnêtement, bien qu'elle nous permette de gagner notre croûte à la sueur de nos extrémités digitales, nous avons tendance à considérer l'informatisation galopante de la société comme un phénomène transitoire qui finira par se dégonfler, d'une part à cause de sa profonde inutilité intrinsèque (avons-nous réellement besoin que des machines effectuent des actions ou nous communiquent des données que nous sommes parfaitement capables de produire de manière autonome ?), et surtout de par son coût en ressources exhorbitant par rapport au service rendu.


Evidemment, les services rendus par les outils numériques ne sont pas tous superflus, même s'ils sont tous dispensables, comme en attestent les générations qui nous ont précédé sur la planète et qui ont, on se demande comment, réussi à faire leur chemin sans tout ce fourbi. Maintenant que nous les possédons, il n'est sans doute pas question de les mettre totalement de côté, mais comme la plupart des enthousiastes du numérique au service de l'écologie, notre auteur (autrice ?) ne questionne aucune des applications qui sont faites de ces nouvelles technologies, comme si elles étaient toutes légitimes et donc naturellement destinées à être pérennisées des siècles durant à travers toute l'humanité, dans un système économique qui intègrerait pleinement le droit pour tous de jouer à Lance Ton Pingouin en réseau mondial. En ce qui nous concerne, aux Souris Vertes, nous militons activement pour dégonfler la baudruche avant de poser la question de comment il faudrait faire pour l'inclure dans notre belle construction de la société durable de demain.



Lire ou ne pas lire, telle est la question


Bon, il est vrai qu'aux Souris Vertes, il nous est arrivé de parler de livres dont nous ne recommandions pas franchement la lecture, un comble tout de même quand ceux-ci ne nous ont rien demandé. Mais cette fois-ci, nous allons clairement et sans ambage recommander à tous ceux qui le peuvent et le souhaitent de lire "L'économie symbiotique", si si. Nous avons beau émettre de sérieuses réserves sur l'enthousiasme insouciant avec lequel l'auteure nous convie à intégrer les technologies numériques au coeur même de sa société de demain, il n'en reste pas moins que l'effort pour tenter de penser, au-delà de notre science économique moribonde, qui égrenne en boucle les relevés de la bourse à longueur d'antenne, une pensée économique qui ne soit pas en contradiction directe avec tous les principes écologiques et de préservation du vivant, mérite d'être salué bien bas.


Si nous ne sommes pas certain que les grands principes de l'économie symbiotique qui sont exposés suffiront à nous construire une société durable et équilibrée, il paraît important que ces notions émergent puissamment et distinctement dans l'espace public pour qu'elles puissent être débattues comme elles le méritent. Le cadre conceptuel proposé a le double mérite de sortir l'action politique au service de l'écologie de la multiplication de micro-actions qui parfois n'entretiennent aucune cohérence entre elles, voire se contredisent l'une l'autre, et d'offrir une alternative, y compris en terme de vocabulaire, à la théorie économique standard en grave danger de fossilisation terminale sur ses propres positions de principe, fût-ce au prix de laisser mourir l'entièreté des espèces vivant sur la planète, humains compris.


Bref, amis lecteurs, lisez sans tarder "l'économie symbiotique" d'Isabelle Delannoy, puis repassez l'ouvrage à vos voisins, vos souris, vos amis, et même vos ennemis !


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Le Petit Geste Du Jour : je change les réglages de mon appareil photo
Date 20/05/2017
Ico Le Petit Geste du Jour
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Une souris verte prend une photo

"Sur l'image sainte

Elle lâche une fiente

L'hirondelle"


Yosa Buson (1716-1783)

Aujourd'hui, et parce que c'est vous, nous transformons un Tout Petit Geste en un Effet de Manche tout à fait spectaculaire, un tour de prestidigitation à côté duquel faire disparaître la tour Eiffel devant cinquante mille personnes fait délicatement pouffer. Car nous nous promettons rien de moins qu'une transmutation alchimique profonde de tout appareil photographométronique, et je dis bien tout, et même plus encore puisque l'on peut ajouter sans vergogne téléphones, caméscopes, tablettes, webcam, souriscopes, et autres capteurs de contenu multimédia. En quelques instants, et sous les yeux ébahis de la foule en délire, nous allons changer le plomb de la grosse photo balourde en une fine couche  d'or fin sous la forme d'un fichier aussi léger qu'une plume.


Avant d'expliquer le mais pourquoi du comment donc de cette opération renversante, il me faut présenter platement mes excuses à toute la compagnie de souris vertes qui s'agite gaiement autour du bureau en cette belle matinée. Cela fait en effet plusieurs semaines, mois même, années peut-être ? des siècles ? Euh, ne nous emportons pas, ce blog a encore la fraîcheur du jeune souriceau, donc on ne saurait remonter si loin. Mais bref, cela fait bien longtemps que les souris unanimes militent pour la publication de cet article, qui est dans la filiation directe de nos formidables billets sur les grandeurs du monde numérique, dont nos plus anciens lecteurs se souviendront peut-être avec émotion.


Tu veux ma photo ?


Il était donc plus que temps de céder au lobbying incessant des petites souris bien remontées contre le phénomène absolument destructeur du Réglage Par Défaut Ridicule. D'autant que l'inondation à travers tous les systèmes de communication de contenu multimédia produit sans aucune précaution menace sérieusement de ravager la planète. Etant donné que le texte n'intéresse plus personne, et que la vidéo est encore difficile à diffuser à la pelleteuse vu la bande passante qu'elle consomme, ce sont bien les photos et images en tout genre qui constituent l'essentiel des échanges à travers les réseaux informatiques, et qui viennent ensuite gentiment s'inscruster dans des espaces de stockage dont le guichet reste ouvert 24h/24. Rien que sur FesseBouc, un service à l'odeur pour le moins douteuse, ce sont pas moins de 200 millions de photos qui sont ajoutées chaque jour, pour un total pour le moment de 90 milliards, rien que ça.


Bien entendu, il serait opportun de s'interroger sur l'utilité finale, et plus avant sur le sens profond de cette tendance à l'accumulation compulsive de données qui veut tout montrer et rien oublier ou simplement taire. Sans compter la possibilité parfaitement immature de consommer toujours plus d'objets numériques sans s'interroger sur leur devenir ni assumer aucune responsabilité dans leur cycle de vie ; voilà bien une possibilité de pollution par prolifération nettement démultipliée par rapport au monde réel finalement bien risible avec ses quelques centaines d'objets inutiles qui traînent à la cave ou au grenier.


Mais, même si ça n'est pas le désir de polémiquer joyeusement qui nous manque, nous laisserons là la discussion philosophique, anthropologique, sociologique, philogénétique et tout ce que vous voulez ajouter en -ique (une souris à droite me suggère le très mignon "souristémique", je m'en vais de ce pas pétitionner l'académie française pour son entrée dans le dictonnaire) pour nous concentrer sur notre geste salvateur du moment. Commençons déjà par nous assurer de ne pas consommer de l'octet à la tonne, ensuite chacun pointera son petit objectif vers ce qui lui plaira et en son âme et conscience.


Scandale inouï du réglage inique (et réciproquement)


Aux souris vertes, nous n'avons pas peur de prendre des risques, et nous allons de ce pas briser le silence complice, l'omerta tacite, la complaisance facile qui autorisent aujourd'hui la commercialisation de dizaines de milliers d'appareils numériques avec des réglages embarqués qui relèvent tout bonnement d'un scandale environnemental, social et de santé publique tout à la fois. Imaginez un instant que l'on ne propose plus à la vente que des biberons de 2 litres pour inciter nos nourrissons à consommer davantage, les fainéants, ou des rouleaux de papier toilette à cinquante épaisseurs que vous aurez même du mal à plier, pour soutenir la croissance mondiale qui en a bien besoin, et vous aurez une bonne idée de la finesse de conception et de l'intelligence stratégique qui anime l'industrie numérique au moment de vous produire un appareil photo.


Il est acquis que l'on peut désormais produire des capteurs ultra-sensibles à des coûts si risibles que l'on peut en habiller gentiment le moindre gadget électronique, tout cela dans une grande débauche débonnaire de métaux rares et d'énergie fossile. Mais, non content de nous équiper d'un matériel optique nettement plus performant que la plupart des missions spatiales du siècle dernier, ce dont nous commençons à nous blaser légérement du fait que même les jouets pour enfants en sont truffés, on va surtout nous ajouter des réglages toujours plus énormes pour nous produire du Super Méga Pixel inutile, mais qui offre un argument de vente bien commode. Nous n'allons pas refaire ici la démonstration percutante de la stupidité de ces ordres de grandeur publicitaires quand il s'agit de nous vanter du Méga Pixel sans retenue, nous vous laisserons pour cela relire l'étonnant article traitant de la taille des écrans, mais nous rappelons simplement la conclusion sans appel qu'il est permis d'en tirer : aujourd'hui, le moindre appareil photo embarqué sur le plus minuscule téléphone va vous générer des images dans un format qu'aucun écran au monde n'est capable d'afficher, ni aucune imprimante capable d'imprimer. Donc, non seulement vous transportez et stockez beaucoup trop d'information dans votre petite photo, mais en plus vous allez faire travailler les machines qui vont se charger de l'afficher en lui redonnant auparavant une taille un peu plus raisonnable que la longueur d'un porte-avion.


Alors, pour ajouter une subtile nuance de vert à notre tableau bien sombre, sans aller jusqu'à dire que les résolutions gigantesques que proposent les appareils photo sont réellement utiles car on saurait très bien s'en passer, on concèdera qu'il est possible d'en tirer parti si vous faites un certain type de photo ou de vidéo. La photographie naturaliste par exemple, celle qui consiste à essayer d'immortaliser des souris vertes tapies au milieu d'un buisson, peut bénéficier du raz-de-marée de pixels pour permettre ensuite de recadrer les images obtenues sur des détails qu'il serait bien difficile de capter directement à la bonne échelle. Mais bon, on est tout de même sur un usage très spécialisé, et dans ce cas il n'est pas question de diffuser la photo obtenue sans un traitement qui va ramener sa taille à des dimensions bien plus modestes. Et quoi qu'il en soit, on aura du mal à se persuader que ce sont des armées de botanistes et d'ornithologues amateurs qui alimentent aujourd'hui les réseaux dits sociaux et les millions d'images échangées à travers l'internet mondial à chaque milliseconde. Alors, pour tous les autres, on le fait ce petit geste ?


Travailler autant pour gagner moins (de pixels)


Ah vraiment quel beau programme, les souris. Ce n'est pas avec ce genre de titre honteusement décroissant qu'on va séduire le quidam, franchement non mais. C'est pourtant bien de cela qu'il s'agit, nous allons baisser la résolution en pixels de notre appareil photo. Ceci aura plusieurs conséquences notables :

- la photo aura moins de pixels. Eh oui ! Bon, plus concrètement, la définition de l'image sera moins bonne, on perd des détails, mais comme nous l'avons déjà fait remarquer, au-delà d'une certaine résolution le gain en qualité est minime voire imperceptible, et la consommation d'espace proprement monstrueuse.

- le fichier en question sera moins gros. Eh oui ! Ce qui aura deux conséquences formidables : moins d'octets à envoyer par le réseau si vous diffusez votre oeuvre, donc un transfert plus rapide et plus économe en bande passante, et moins de stockage nécessaire chez vous comme chez Papi Gaston à qui vous avez envoyé le tout.

- vous économisez des ressources numériques partout où vous baladez vos petites images, autrement dit vous sauvez sans le savoir les phoques, les ours polaires et les bébés tigres, sans oublier toutes ces petites bestioles incroyables qui vivent dans les forêts équatoriales.


Concernant le deuxième point, quand on connaît le manque d'espace disque chronique dont souffrent les possesseurs d'appareils numériques prisonniers de modèles qui ne permettent pas de rajouter du disque dur à l'envie, on se demande bien pourquoi ils n'ont pas sauté sur ce petit geste plus tôt.


Allez, on donne enfin la procédure pour le geste que tout le monde attend :

- j'attrape mon appareil téléphotoscope d'une main, je l'allume de l'autre

- je localise dans les préférences les réglages d'image. Là ça dépend de l'appareil, à vous de trouver.

- je commence par changer le format de l'image, en choisissant un format directement compressé (surtout pas d'image brute ou 'raw', malheureux !) : jpeg ou png par exemple pour deux formats d'excellente tenue. Il y a parfois des réglages supplémentaires sur le niveau de compression, là il vaut mieux expérimenter avant d'arrêter son choix, pour ne pas dégrader notablement le rendu.

- je change ensuite la résolution de l'image, pour prendre quelque chose de raisonnable. 1920x1080 (pour un format 16:9, sinon 1920x quelque chose) correspond déjà au fameux SuperUltraFullHD des écrans qui se la racontent, donc aller au-delà paraît bien déraisonnable. L'appareil photo des souris vertes ne nous laisse pas une grande latitude de choix, donc on opte pour du 1600x1200, ce qui fait des images tout à fait sympathiques à voir sur un écran et nous garantit des fichiers d'une taille de 500ko à 1Mo. C'est toujours plus lourd que du texte, même que l'intégrale des articles des Souris Vertes (si si),  mais pour une photo grand angle ça reste tout de même modeste.


Juste pour illustrer le gain de place que l'on en retire immédiatement, avec ma vieille carte mémoire pas bien grosse je peux prendre 1200 photos en 4000x3000, la résolution par défaut n'importequoitesque de l'appareil, et en ajustant mes réglages, même sans tirer jusqu'au timbre poste en 4 couleurs, je peux en prendre 6500. Personnellement je préfère avoir une résolution pas trop grande mais choisir le format de compression le moins agressif.


Bon, après c'est à vous de faire vos essais aussi, jusqu'à trouver le bon compromis entre le poids du fichier, la dimension de la photo et la qualité finale. Tant que vous ne restez pas sur les réglages par défaut ça sera déjà un bel effort. Bravo !

Arrête ton cinéma

Ne partez pas ! Je vois des lecteurs qui s'apprêtent à lever l'ancre après cette petite séance de gesticulation salutaire. On a déjà bien oeuvré pour la planète, c'est sûr, mais on peut aller encore plus loin sans trop se fouler, maintenant qu'on y est. Car, généralement, les appareils qui savent prendre des photos savent aussi filmer, voyez-vous. Alors là, on ne le répétera jamais assez, aussi allons-y pour notre petite rengaine préférée, mais la vidéo est l'antithèse absolue de la sobriété numérique, elle vous dévore de l'octet encore pire que Grosbouf (qui A FAIM comme le reconnaîtront les fans des schtroumpfs, que forcément les souris vertes révèrent, elles qui aiment tous les animaux délicieusement colorés). Bref, si on peut s'abstenir, c'est aussi bien, mais si parfois on a du mal à s'en passer,  la moindre des choses sera d'aller chercher les réglages au même endroit que précédemment, et d'aller illico baisser la résolution des images prises. Bon, la qualité de l'image va bien vite se dégrader, mais celle du son n'en souffrira pas, et surtout vous aurez le droit de prendre des vidéos de plus d'un quart de seconde sans saturer votre carte mémoire d'un trait.

Comme précédemment, il vaut mieux expérimenter la résolution qui vous convient en fonction des possibilités de votre appareil. Pour ma part j'utilise plutôt le 640x400, pas forcément très joli à afficher sur un grand écran mais qui va bien pour les quelques rares fois où j'ai quelque chose à enregistrer. A vous de voir. Mais se poser la question, et savoir changer les réglages en fonction du contexte, c'est déjà un grand pas sur la Voie de l'Usage Numérique Maîtrisé.


Allez, c'est fini pour notre épisode du jour, vous pouvez allez vous reposer, sous les acclamations des souris en liesse.

On se quitte sur un petit haïku en écho à notre discussion :

"Reflet sur l'eau
Du reflet de mon oeil
Regardant la mer"

Midoriro no Mausu (la Souris Verte)









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Au secours, mon ordi est lent ! (3) : J'apprends à ne pas polluer mon ordinateur
Date 27/11/2016
Ico Dossier
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Une petite souris constate un ordinateur irrémédiablement pollué

"Dans la rosée du matin

Maculé de boue

Un melon frais"


Matsuo Bashõ (1644-1695)

Oyez, oyez, braves gens, accourez en masse prêter l'oreille aux souris vertes qui vous contoient miracles et incroyablitudes. Soyez toute ouïe, canalisez votre attention, aiguisez votre regard, ouvrez votre esprit, affinez votre concentration, car il va s'agir ici de considérations fondamentales, centrales, vitales, cruciales et bien d'autres adjectifs en -ales.


Le présent article est en effet le pilier sur lequel repose tout l'édifice que nous construisons patiemment aux souris vertes, la pièce maîtresse du puzzle, la pierre angulaire, à tel point que si vous ne deviez lire qu'un seul texte, un seul, oui, parmi tous les trésors entassés dans notre petit jardin d'articles, ce serait sans conteste et sans effort celui-ci. Evidemment, nous sommes loin de recommander cette attitude minimaliste et toute la joyeuse équipe des souris vertes vous enjoint vivement à sauter à pieds joints sur l'ensemble des billets formidables qui y sont à votre disposition, mais pour l'heure restez avec nous, car ça va décoiffer.


Quel sujet nous occupe donc qu'il soit si important ? C'est bien simple, dans le droit fil de notre grand dossier des premiers secours à l'ordinateur qui rame, qui rame, et n'en finit pas de ramer même sans courant et vent contraire, nous donnons ici une série de conseils percutants, élémentaires et simplissimes pour vous empêcher de faire ce que l'on appelle communément des Grosses Âneries. Comme un condensé de Petits Gestes en huile essentielle, en mille, dix mille fois plus efficace. Croyez-moi, si vous appliquez ces quelques principes simples vous n'aurez plus jamais besoin de SuperDépannage.com, ou de repartir en quête d'une nouvelle machine sur GrosMatos.fr, car votre petit ordinateur se portera comme un charme des siècles durant.


C'est bien simple, vu sa portée pédagogique universelle, cet article devrait être immédiatement diffusé dans toutes les écoles, tous les bureaux, placardé dans le métro, en une de la presse, en début de journal télévisé et émis à travers tout l'espace à la place de la symphonie de Beethoven que l'on inflige aux martiens dans une version effroyablement mièvre. En attendant ce moment qui ne saurait tarder, vu l'engouement planétaire pour nos petites souris vertes, on se propose déjà de s'expliquer auprès du public sympathique qui vient de se rassembler dans notre modeste salle des fêtes, n'hésitez pas à vous approcher pour mieux entendre.


Rappelons tout de même, pour ceux qui nous auraient pris au mot et décidé de ne lire que ce billet parmi toute notre collection, l'enjeu essentiel de notre sujet du jour : nous nous proposons non seulement de contribuer à votre bonheur et votre épanouissement personnel, de renforcer votre autonomie informatique quotidienne, mais surtout de vous aider à sauver le corail australien, les pingouins arctiques et les girafes africaines en vous permettant de contrôler drastiquement votre consommation de ressources numériques, aussi bien en terme de nouveau matériel à ne pas acheter que de facture électrique à ne pas dépenser. Ambitieux programme, mais comme vous allez le voir tout cela va se faire les doigts dans le nez et les mains dans le dos (une position hautement inconfortable) tant les principes énoncés sont à la portée de la première souris venue.


Et en bonus et sans supplément, vous pourrez glaner au passage les gestes de sécurité élémentaire qui vous permettront d'oublier une fois pour toute le vilain antivirus dont nous avons dit tant de mal dans notre article précédent. Avant de rentrer dans le vif du sujet, cependant, une fois n'est pas coutume, un petit haïku surprise pour se mettre en jambes :

"Au moment de cueillir le pissenlit

Le promeneur

Retient son doigt"


Midoriro no Mausu (la Souris Verte)


Règle numéro un : je n'installe pas n'importe quoi


Eh oui, commençons par enfoncer quelques portes ouvertes et énoncer quelques évidences, mais si vous voulez nager dans la félicité informatique du jamais de problème il va falloir vous discipliner un peu. En effet, une étude menée au laboratoire du professeur Souriso a montré que l'installation d'Applications Inutiles et Gaspillatoires est la première cause de mortalité des ordinateurs dans le monde. La prolifération des applications de ce type est une vraie maladie de ce début de siècle, et il est vrai qu'il est bien difficile de résister aux sirènes qui vous proposent de vous faire le café, avec le doigt de crème et le petit sucre à côté pour le prix modique de rien du tout.


Il est donc urgent de prendre conscience d'un fait inquiétant mais bien réel, à savoir que les logiciels informatiques n'ont pas échappé à la manie généralisée du marketing qui ment, et qu'au lieu des belles promesses qu'on vous conte sur la jaquette vous vous retrouvez la plupart du temps avec au mieux un produit inutile conçu par une équipe sortie de la meilleure école de Programmation Avec Les Pieds, au moins mieux avec un programme pénible qui va essayer de vous faire acheter ci ou ça quand vous essaierez simplement de consulter votre courrier, et au pire avec un Virus de La Mort qui va vous permettre de mettre votre machine au rebut si vous n'avez pas encore pu lire jusqu'au bout ce superbe dossier des souris vertes.


Il faut aussi souligner que, si l'on est encore loin de la valse des applications mobiles que l'on installe et désinstalle au bout de quelques secondes et par dizaines, le zapping permanent d'installations et désinstallations de programmes sur votre ordinateur nuit gravement à sa santé sur le long terme. Une désinstallation laisse TOUJOURS des traces dans votre système, qu'il s'agisse de fichiers temporaires non effacés, de pseudo préférences utilisateur qu'on vous ressortira quand vous réinstallerez le programme, voire si vous utilisez Windows comme la majorité des malheureux de cette planète, des clés de registre soigneusement incrustées dans votre système pour ne servir à rien. Et encore, on ne parle ici que des programmes les plus dociles qui ne cherchent pas à coloniser votre système coûte que coûte, car ceux-là seront bien plus difficiles à extraire à coup de pioche.


Autrement dit, il est important d'être circonspect en matière de choix de programmes, et de ne pas passer son temps à essayer de nouvelles applications si vous n'en avez pas d'utilité réelle, à moins que vous ne soyez déjà résigné à réinstaller complètement votre système régulièrement.


Evidemment, notre propos n'est pas de dire de ne rien installer sur votre petite machine, mais de choisir vos programmes avec parcimonie et un peu de réflexion préalable. On pourra ainsi suivre quelques conseils en la matière pour s'éviter des déconvenues :

- toujours vérifier la provenance du programme que vous installez. Sans sombrer dans une paranoïa des plus pathologiques, un peu de bon sens devrait vous faire vous arrêter au moment de télécharger un exécutable au milieu d'une page remplie de photos suggestives de personnes dénudées ou sur un site qui semble tout droit bricolé par une paire d'étudiants en un week-end.

- limiter le nombre de programmes installés à votre usage réel. Pourquoi s'acharner à garder un logiciel de retouche d'images que vous n'utilisez jamais, ou 3 lecteurs audios différents si vous n'en utilisez qu'un ? Tout comme vous ne souhaitez pas forcément encombrer votre salon des objets inutiles que vous offre Tante Germaine avec application, il n'y a pas de raison de laisser un capharnaüm sans nom sur votre ordinateur au motif que ça  ne se voit pas quand il est éteint.

- prendre le temps de bien choisir vos programmes. Souvent on ne souhaite pas réellement un logiciel précis, mais simplement un usage comme un lecteur vidéo, un navigateur, un traitement de texte, etc, et on se tourne par facilité vers ce qui est déjà installé sur l'ordinateur ou ce que l'on connaît de nom. Or il vaut mieux parfois passer un peu de temps avant d'arrêter son choix, histoire de ne pas avoir à y revenir tous les mois soit parce que le logiciel ne fait pas ce que l'on veut, soit parce qu'il met gentiment votre ordinateur à genoux à chaque fois qu'il démarre.


En l'occurrence, pour ce dernier point on pourra suivre le précepte qui guide les systèmes Linux, à savoir "une application pour une tâche". Evitons les gros machins qui se promettent de tout gérer à votre place, il y a une petite application sympathique et efficace pour tout ce que vous voulez faire, il suffit de la trouver. Choisissez lorsque c'est possible des logiciels open source, non pas parce que c'est gratuit, mais parce que c'est généralement la garantie d'une certaine fiabillité et, sauf pour des projets obscurs ou abandonnés, d'un développement qui ne sera pas interrompu ou complètement repensé la tête en bas par le fait du caprice d'une équipe de commerciaux mal réveillés. Sans compter qu'il y a également beaucoup moins de risque de tomber sur un logiciel malveillant, vu que même si vous ne comprenez rien au code qui est rendu public, soyez assuré qu'une communauté industrieuse veille au grain pour vérifier que ce qu'on vous refile n'est pas un loup subrepticement déguisé en grand-mère.


Nous donnerons plus tard une petite trousse à outil élémentaire des gentils petits programmes qu'on aime bien aux souris vertes, mais voici déjà un petit exemple pour mieux vous faire comprendre l'esprit qui nous guide : il paraît difficile de se passer aujourd'hui de lire des fichiers pdf, vu que c'est un standard bien pratique pour consulter des documents imprimables. Et il existe des centaines de lecteurs pdf qui vous rendront ce service sans sourciller, mais invariablement la majorité se tournera vers Acrobat Reader, un logiciel de la société Adobe (qui porte bien son nom, me fait remarquer une souris verte mutine) qui occupe le paysage depuis des décennies et jouit donc d'une certaine réputation malgré sa parfaite inutilité. Il pèse en effet le poids d'un rhinocéros, est parfaitement propriétaire voire payant pour sa version complète, lourdingue, fait tourner en permanence ses mises à jour dans votre dos si vous n'y mettez pas bon ordre, et prend 10 secondes pour ouvrir le moindre fichier d'une page en consommant une bonne partie de votre mémoire pour ce service inestimable. Alors, si vous ne souhaitez pas utiliser une des 14000 options exotiques qu'il vous offre, et que vous ne faites comme le commun des mortels que lire des pdfs, les imprimer et parfois rechercher du texte dedans, vous vous tournerez avec bonheur vers une application bien plus légère et plus adaptée à votre besoin, comme Evince, un lecteur de documents tout simple, open source et multi-plateforme qui répondra toujours à l'appel mais ne viendra jamais vous pourrir le quotidien par ses actions intempestives.



Règle numéro deux : je suis un paranoïaque fini face à ma messagerie


Aïe aïe aïe caramba, voilà bien une règle qui a son petit piquant de cactus. En général on essaie de rassurer le bon peuple aux souris vertes, et de vous faire vous sentir bien à l'aise dans vos basquettes au moment de saisir votre souris (verte de préférence), mais là en ce qui concerne la messagerie on ne pourra jamais exagérer assez l'importance de la méfiance systématique et du doigt posé sur la gâchette. En effet, étant donné la bienveillance crédule d'une bonne partie de nos concitoyens, les mails sont devenus une des sources privilégiées pour ferrer le pigeon, qu'il s'agisse de vous soutirer de l'argent, de vous faire installer un gros virus ou de vous identifier comme un amateur potentiel de viagra qu'il est urgent d'ajouter à toutes les listes de diffusion sur ce thème.


Etant donné également l'occurrence non négligeable des piratages de messagerie, où j'espère que vous ne stockez plus de mots de passe depuis l'article époustouflant qui traitait du sujet, il est essentiel de prendre un certain nombre de mesures et de ne n'y déroger sous aucun prétexte :

- mettre un mot de passe bien costaud à votre boîte de messagerie. Là encore, se référer à notre discussion précédente sur la question si vous manquez d'inspiration en la matière.

- s'interdire absolument de répondre à un message qui vous paraît douteux dans sa provenance ou son contenu. Enormément de robots envoient des messages en essayant des adresses au hasard, et sont bien contents que les gens leur indiquent d'eux-mêmes sur quelles cibles taper plus précisément. Sachez de plus qu'il est d'une simplicité enfantine de se faire passer pour une autre personne par mail, vu que le protocole sous-jacent n'a jamais été prévu pour vérifier l'identité de l'émetteur. Ce n'est pas parce que l'adresse de messagerie de l'émetteur est celle de votre copain Charlie qu'il faut cliquer sur le lien qu'il vous envoie s'il semble avoir bizarremment perdu (ou retrouvé, je ne connais pas votre copain Charlie) toute son orthographe d'un seul coup. Ceci vaut également et superlativement pour les pseudos alertes de votre banque qui vous demandent de leur envoyer votre code de carte bleue.

- ne jamais installer un programme qu'on vous envoie en pièce jointe, ne jamais cliquer sur un lien dans un message si vous avez le moindre doute sur sa provenance. Il vaut mieux parfois ne pas ouvrir la carte de noël que Charlie, encore lui, vient de vous envoyer plutôt que de vous retrouver avec un Virus De la Mort qui vient de chiffrer l'intégralité de votre disque dur et vous propose de le déchiffrer contre quelques milliers d'euros, une arnaque récente bien réelle qui a rendu riches quelques pirates peu scrupuleux. Dans le doute, et pour ne pas froisser votre ami qui n'est pas un grand lecteur des souris vertes et continue à vous inonder de pièces jointes au lieu de vous écrire ce qu'il a à dire, appelez le et demandez lui si le message est bien de lui avant de sauter du grand plongeoir. Bon, ne restez pas caché sous votre lit dans un état de terreur tétanique non plus, en général les tentatives d'attaque par mail ne sont pas bien subtiles et utilisent de grosses ficelles bien visibles à des kilomètres, et seuls les plus insouciants se laissent prendre à ce petit jeu.



Règle numéro trois : je suis un modèle de prudence sur internet


Après la messagerie, la source numéro un (donc la source numéro deux ? La souris à lunettes s'interroge à ma droite) de grosse pollution informatique provient directement de votre utilisation d'internet. Aujourd'hui, théoriquement, les navigateurs ont fait des efforts de sécurité et il est hautement improbable qu'une simple action dans une page web puisse faire des dégâts sur votre machine, pour cela il faudra au minimum télécharger un gros bidule pas net et l'installer soi-même, ce qui nous ramène à la règle numéro 1. En revanche, le sport assez répandu dans le milieu est plutôt la pêche aux informations confidentielles, comme ces faux sites qui répliquent celui de votre banque pour tenter de vous faire entrer votre numéro de carte bleue.


Ici encore, les ficelles sont généralement assez grosses et seule une inattention chronique vous fera tomber dans le panneau, d'autant que la plupart des navigateurs détecte maintenant assez bien ces contrefaçons grossières et vous alertent en conséquence. Par prudence toutefois, si vous devez par exemple sélectionner un fichier présent sur votre ordinateur pour une page web, il vaut toujours mieux ne pas exposer un répertoire où il y aurait des objets précieux que vous ne souhaiteriez pas voir le programme aspirer au passage. Là encore ces petites gâteries sont normalement désormais impossibles avec les navgiateurs récents, mais prudence est mère de souris verte comme le dit le fameux dicton. Attention également au fait que, dans certains cas, le site sur lequel vous vous trouvez peut être parfaitement licite, mais afficher à son insu des publicités ou une carte routière qui, elles, viennent de SuperPirate.org. Il faut donc faire attention à ne pas cliquer à tous vents sur les petites fenêtres qui jaillissent dans tous les recoins.


Dans tous les cas, il faut systématiquement fermer les sessions que vous ouvrez en vous déconnectant explicitement des services, sans quoi la fermeture de session se fera automatiquement après un certain temps (et non, comme le croient la plupart des gens, quand on quitte son navigateur), mais généralement ce temps est de 15 ou 30mn et vous n'êtes jamais à l'abri qu'entretemps quelqu'un usurpe votre session pour réaliser des opérations sur votre compte personnel. Eh oui, malheureusement l'univers d'internet n'est pas peuplé que de bisounours tout roses. Mais on s'en sort très bien avec ces quelques conseils, et si vraiment vous avez peur de sortir surfer le soir, rendez-vous uniquement sur le site des souris vertes qui est garanti sans virus, sans pub, sans escroquerie, sans édulcorant et sans agent tensio-actif grâce à notre fabuleux webmaster indépendant au très élégant logo d'éléphant bleu.


Une mention spéciale pour terminer notre tour de la question, sur le fait d'utiliser internet depuis un poste partagé ou public (poste de médiathèque, cybercafé, etc). Dans ce cas la plus extrême méfiance s'impose, et je vous conseillerai de ne surtout vous authentifier sur aucun site, et certainement pas sur des sites sensibles comme celui de votre banque. Si vraiment vous ne pouvez pas faire autrement car vous êtes pour dix mois au fond de la jungle amazonienne sur le seul groupe électrogène à des dizaines de kilomètres à la ronde (mais que faites-vous sur internet dans ce cas ? courez vite observer les animaux exotiques qui tiennent lieu de souris vertes locales à la place), il faut absolument ne laisser aucune trace de votre passage dans le navigateur : suppression de l'historique, des cookies, des mots de passe si vous avez eu l'idée incongrue d'en stocker un, mais là vous abusez franchement. Et de manière générale, toute ces bonnes pratiques sont à appliquer même à la maison : pas d'identifiants renseignés automatiquement, pas de mots de passe stockés dans le navigateur et autres fausses bonnes idées, car il suffit qu'on accède à votre ordinateur quand vous avez le dos tourné pour vous faire toutes les misères que l'on souhaitera.



Règle numéro quatre : je me méfie gentiment des supports amovibles


Bon, on va faire redescendre un peu la pression avec cette règle. Je la mentionne plutôt par souci d'exhaustivité et pour que la souris verte à lunettes, cette grosse maniaque, ça y est je l'ai dit, na, me laisse un peu tranquille, mais il faut avoir conscience que les chances de faire une grosse ânerie sont nettement moins élevées que pour tout ce qui précède et qu'on commence à glisser doucement dans le domaine de l'anecdotique.


Il faut savoir qu'il y a une possibilité bien réelle d'infecter votre ordinateur en y insérant ce que l'on appelle un support amovible, c'est-à-dire un CD-ROM, un DVD, une clé usb, une carte mémoire ou autre. En effet, au moment de l'insertion, votre système va tenter d'exécuter un petit programme qui se trouve sur votre support, ce qui permet ce résultat fantastique de démarrer automatiquement la lecture d'un disque audio ou l'affichage d'une application sur DVD par exemple sans que vous n'ayez eu à bouger un seul doigt. Il est possible à des petits malins d'exploiter ce genre de mécanisme pour faire exécuter du code malveillant sur votre machine, aussi il vaut toujours mieux rester prudent face à des supports dont on ne sait pas trop dans quels recoins sombres ils ont traîné leurs guêtres.


Personnellement, je reste surtout méfiant vis-à-vis de clés usb émanant de personnes connues pour avoir soigneusement négligé d'appliquer leur vie durant les règles que nous énonçons aujourd'hui. Pour celles-là en général je refuserai de but en blanc le contact entre mon bel ordinateur et leur vilaine clé vérolée, sauf à la monter dans un environnement contrôlé sous Linux. Je ne vais même pas essayer de donner une marche à suivre pour agir en toute confiance, car très honnêtement tout cela n'a plus grand sens dans une ère où l'ensemble des données s'échange à travers le réseau.



Règle numéro cinq : je n'installe JAMAIS les logiciels livrés avec mon nouveau matériel


Nos lecteurs les plus fidèles se souviendront que nous avons déjà mentionné cette règle à propos de l'installation d'une imprimante. En vérité, elle est parfaitement universelle et s'applique absolument à tous les matériels imaginables, clé wifi, scanner, nouvelles enceintes, disque dur externe, chargeur de souris verte électronique, pour tous ces éléments et les autres il est indispensable de laisser le petit cd fourni bien au fond de sa boîte.


En effet, pour fonctionner votre appareil n'a besoin que de ce que l'on appelle des pilotes, qui sont des petits programmes conçus pour faire dialoguer votre système d'exploitation avec votre matériel, et certainement pas de la pléthore de logiciels que la marque dudit matériel espère vous faire installer, sans doute dans une tentative de colonisation totale du monde numérique car on ne voit pas bien le bénéfice qu'ils retirent à inonder ainsi la galaxie d'applications inutiles. Et il se trouve que, dans bien des cas, vous n'aurez absolument rien à faire car les pilotes nécessaires seront déjà dans votre système, ou bien qu'il ira les chercher lui-même comme un grand quand il saluera votre nouveau copain pour la première fois.


Si vous êtes sous Mac ou Linux et que votre matériel n'est pas immédiatement reconnu, bonne chance pour les quelques nuits blanches passées à éplucher des forums pour trouver quelqu'un qui sait comment le modèle BlipZéroDouze fonctionne sous NixDistro. Si vous êtes sous Windows et que ça n'a pas marché du premier coup, il vous reste le joker du CD, mais attention à surtout ne pas passer par un quelconque installeur. A la place, demandez à Windows de chercher un pilote pour votre nouveau matériel, donnez lui le dossier du cd-rom et laissez-le se débrouiller. S'il ne trouve rien, cherchez quelque part un fichier dont l'extension est .sys et qui semble rangé dans la bonne catégorie (par exemple Windows7/fr). De toute manière au pire l'installation n'aboutira pas et vous pourrez essayer un autre fichier jusqu'à trouver votre bohneur.


Et voilà, votre matériel fonctionne et aucun logiciel moisi ne vient tenter de s'imposer à chaque démarrage de votre machine pour vous proposer des services inutiles et contacter sa maison mère quand il s'ennuie. Attention, cependant, pour quelques fabricants vraiment récalcitrants et certains matériels complexes, il est possible qu'il faille nécessairement installer un des programmes fournis pour activer certaines fonctionnalités. Ainsi, pour des imprimantes multi-fonctions, il est possible que le pilote seul n'arrive pas à gérer des choses aussi indispensables que l'impression recto-verso ou le scanner double face. Mais pour tous les matériels qui n'assurent qu'une seule fonction, que nous recommandons chaudement si vous voulez qu'ils durent, comme un appareil photo ou un clavier ergonomique son et lumière, croyez-moi vous n'aurez jamais besoin d'y recourir.



Règle numéro six : je ne suis JAMAIS la procédure d'installation standard d'un logiciel


On termine en beauté avec la règle cardinale du savoir-vivre numérique, plus essentielle encore que les conseils de bienséance de Mme de Rothschild, et qui vous sera bien plus utile au quotidien que de savoir entre quels doigts tenir votre fourchette à huître. On m'excusera mais cette règle ne concerne que les pauvres martyrs qui doivent oeuvrer quotidiennement sous Windows, pour les autres systèmes vous êtes libre de faire ce qui vous plaît car les procédures d'installation sont encadrées et garanties sans piège.


Il est bien triste de constater dans quelle piètre estime les concepteurs de logiciels sous Windows tiennent leurs utilisateurs pour qu'ils en viennent à considérer comme d'une expertise redoutable le fait de choisir le répertoire d'installation du programme ou le fait de mettre ou non un raccourci sur le bureau. Les Souris Vertes le clament haut et fort, et que tout le monde l'entende, les fameuses procédures d'installation dites "personnalisées", "expertes", "avancées" et je ne sais quoi d'autre ne sont que de vastes fumisteries et c'est absolument par celles-là que tout un chacun doit systématiquement passer, qu'il soit petit flocon ou chamois d'or. En effet, la procédure dite standard est quasi systématiquement une manière détournée de masquer des options indésirables et de vous faire accepter la YoupiBar à l'insu de votre plein gré.


On se demande d'ailleurs comment il est possible que persistent encore des pratiques qui, dans tout autre domaine de la vie courante, seraient immédiatement condamnées comme vente forcée ou abus de confiance caractérisé. En tous les cas, il faut impérativement se diriger vers la procédure d'installation qui vous offre le plus d'options, sans crainte de faire des bêtises.


C'est grâce à cela que vous éviterez de transformer votre belle machine en tas de boue ; gardez en tête que si vous pouvez souhaiter installer le programme dans un endroit de votre choix (il peut être de bon aloi de se créer son propre dossier de programmes pour bien distinguer ce que vous installez volontairement de ce que le système remplit dans votre dos) et choisir la présence / absence de raccourcis à loisir, les options qui importent réellement sont :

- tout ce qui installe des composants optionnels, comme des langues supplémentaires par exemple. En général, quand vous ne savez pas à quoi ça sert, décochez gaiement. Pour ma part je n'installe systématiquement que la partie indispensable du programme et je dégage tout le reste, car il est toujours possible de réinstaller l'ensemble si vraiment il s'avère qu'une fonctionnalité fasse cruellement défaut (ce qui n'arrive jamais en pratique).

- tout ce qui installe des logiciels additionnels. Alors là c'est poubelle direct, ne gardez JAMAIS les logiciels que l'on se propose de vous ajouter, une YoupiBar, un super nouveau navigateur, un antivirus de pointe, c'est la porte ouverte assurée à une infection généralisée et de la publicité en cascade partout où vous cliquez. Ne venez pas dire qu'on ne vous aura pas prévenu !

- tout ce qui concerne des comportements automatiques : mise à jour automatique, scan automatique, démarrage automatique et autres billevesées. La seule exception valable sera le navigateur, qu'il est important de mettre à jour régulièrement et pour lequel on peut vouloir que cela soit automatique, sinon débarrassez-vous de ce fourbi car cela va généralement impliquer que le programme va se lancer tout seul pour faire ramer votre machine quand vous ne lui demandez rien.

- plus exotique mais pas moins gênant parfois : tout ce qui concerne l'ajout de raccourcis sur votre bureau. Là c'est à votre libre appréciation, mais franchement certains programmes ont une tendance très envahissante à vous rajouter 206 options du genre "j'ouvre en rouge avec Bidule", "j'ouvre plutôt avec Bidule mais cette fois en vert", "est-ce qu'on a vous a proposé du jaune avec Bidule ?", vous voyez le principe. Des fois c'est bien pratique, des fois c'est une plaie, c'est selon, donc là il faudra juger au cas par cas en fonction de votre goût personnel



Règle numéro treize : je lis aussi ce paragraphe et la suite du dossier


Eh bien nous y sommes. Après ce petit tour d'horizon qui, reconnaissez-le, ne casse pas trois pattes à un canard mutant et c'est tant mieux pour lui, vous êtes en mesure d'utiliser sereinement votre ordinateur sans craindre l'attaque du virus terminal ou le piratage du siècle, et avec en plus l'assurance qu'il gardera sa prestance et sa vivacité toute sa vie durant. Bien évidemment, si nous vous proposons ces jours-ci un Super Méga Dossier, c'est bien qu'il nous reste encore des choses à découvrir, mais c'est assez pour aujourd'hui ; on peut donc aller s'assoir tranquillement contre un arbre pour savourer notre paix d'esprit revenue, en attendant le retour prochain de nos souris vertes préférées avec un article qui sera, qui en doute encore ?, non moins extraordinaire et passionnant.






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