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Les 5 gestes totalement vraiment incontournables de l'écologie numérique
Date 05/01/2018
Ico Le Petit Geste du Jour
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Nous bouleversons aujourd'hui la mise en page de notre superbe blog pour proposer un article en forme de bouée de sauvetage à nos lecteurs désespérés. Que sont devenus, en effet, ces magnifique Résumés Pour les Fatigués de la Lecture (RPFL pour les intimes) qui ornaient si délicatement notre tout premier dossier ? Et comment nos lecteurs pourraient-ils ne pas se noyer devant cette avalanche de conseils qu'ils ne savent par quel bout attraper, sans une lumière leur montrant le bout du tunnel, à quelques pas à peine ?


Alors, aujourd'hui, pour bien commencer l'année et rien que pour vous, nous allons sélectionner les 5 mesures que, s'il fallait n'en garder que 5 (remarquez que ça tombe bien, quand même, si on voulait en garder 6 ça ne marchait déjà plus), eh bien il faudrait les garder, justement. Un concentré de nos Petits Gestes les plus essentiels, avec un maximum de pulpe au fond et plein de belles vitamines pour l'hiver.


Avant d'aligner notre hit-parade et de briser le suspense haletant qui place la foule au bord de l'apoplexie, il nous faut confesser un péché inavouable à nos chers lecteurs. En effet, un de mes amis, qui a le bonheur de travailler dans le milieu du journalisme, m'a révélé une fois la botte secrète de l'article qui percute et fait venir des millions de lecteurs instantanément : précisément celui qui décline les 10 raisons de, les 50 les plus, les 20 mesures qui, etc. Apparemment ce type d'article bien polissé où tout est ordonné et compté fait le bonheur du badaud qui se promène nonchalamment sur l'internet mondial.


Si aux Souris Vertes nous aimons l'ambiance confinée de nos soirées de lectures intimes partagées avec nos fidèles lecteurs, et si nous ne souhaitons pas franchement faire exploser l'audience de notre site pour ensuite nous retrouver à inonder tous les médias de la terre de notre discours il est vrai si pertinent, nous avons décidé de tenter l'expérience, pour voir si la Loi de l'Article Vendeur se vérifie. Sachant qu'en plus ceci nous permet de recaser des dessins et du contenu tout prêt, autrement dit de ne pas nous fouler plus que de raison, et qu'au demeurant ce rappel salutaire pourra peut-être contribuer à sauver un ou deux phoques au passage, pourquoi bouder notre plaisir ?


Allez, c'est parti pour le Top 5 des actions tellement vertes qu'on a du mal à les distinguer de l'herbe du champ voisin.



Geste n°1 : je baisse dare-dare les réglages d'images de mes appareils numériques



"Brume matinale

Est-ce une flaque que je vois

Ou mon ombre ?"


Midoriro no Mausu (la Souris Verte)

Eh oui, voici donc le grand vainqueur de notre superbe palmarès, l'action élue la plus utile de toutes celles énumérées par les Souris Vertes, excusez du peu. Non pas que l'on manque de choix en la matière, mais le réglage par défaut des appareils numériques joue dans la cour des grands, voire carrément dans la salle des profs, en terme de gaspillage éhonté de ressources numériques. C'est qu'en effet notre petit clic a la puissance de l'aile du papillon qui va déverser une tornade d'octets inutiles sur l'ensemble du monde numérique, qu'on en juge plutôt :

- mon petit, ou minuscule, ou gros, ou super énormément géant, appareil numérique fait travailler son processeur à grand coup de traitement d'image dispendieux pour nous fournir cette superbe photographie en 112 millions de milliards de pixels. Et en plus, au passage, il sature sa propre carte mémoire pour la stocker, sympa.

- nous engorgeons la bande passante des réseaux numériques pour transférer la grosse image vers le partage Cloud, le site web, voire les boîtes de messagerie (horreur ! vous cumulez deux anti-gestes écologiques en un seul, voir ci-dessous) de notre choix.

- nous saturons les espaces de stockage où nous avons envoyé notre photo ingénue, qui ne se doute pas un instant de tout le mal qu'elle fait subir à la planète.

- nous faisons travailler inutilement le processeur de toutes les machines qui cherchent à afficher notre image et doivent la recadrer car ils ne disposent pas d'un écran de sortie de douze mètres de largeur (la taille réelle d'un affichage confortable de votre image).


Et quand on sait que les photos constituent le type de contenu le plus échangé à travers les réseaux (chiffre de l'Institut Statistique des Souris Vertes), comme en atteste la paille des 200 millions de photos postées chaque jour sur FesseBouc, bonjour l'odeur, il est grand temps pour toi, ami lecteur, de te précipiter sur l'ensemble de tes appareils numériques pour baisser d'urgence la résolution de tes images et de tes vidéos. Et bravo pour ce geste salutaire, les éléphants d'Afrique applaudissent de la trompe !



Geste n°2 : je me soigne sur l'envoi de pièces jointes dans les mails


"Elle semble si lourde

Sur la petite tortue

Sa carapace"


Midoriro no Mausu (la Souris Verte)


Ah, les pièces jointes. Autant vous dire qu'aux Souris Vertes, la réception d'une pièce jointe bien volumineuse nous fait à peu près le même effet qu'à certains le crissement des ongles sur une surface lisse, et qu'il nous faut généralement un petit exercice de respiration profonde pour absorber le choc de cette Pollution Numérique Majeure. Nous avons déjà consacré un article magistral à la question, qui figurera prochainement dans les manuels scolaires d'éducation civique, aussi nous n'allons pas détailler tous les arguments imparables qui font de la pièce jointe l'invention la moins écologique du web, mais rappelons à toutes fins utiles que :

- la pièce jointe pèse une fois et demi plus lourd que votre fichier de départ, car elle doit être encodée sous forme de texte dans le message.

- que les pièces jointes multiplient la taille des mails par Beaucoup, disons 1000 en moyenne, par rapport à un message en pur texte.

- que le, ou les, destinataires, ne peuvent pas choisir de ne pas récupérer la pièce jointe sur leur compte de messagerie.

- que les pièces jointes constituent la majeure partie du stockage présent sur les serveurs de messagerie, qui sont des serveurs ultra sensibles qui répliquent leurs données plein de fois et tiennent les messages à disposition immédiate de l'utilisateur sans se préoccuper de la pause dominicale ou d'aller faire un petit somme de temps à autre.


Pour toutes ces belles raisons, il va nous falloir nous soigner et arrêter d'envoyer des pièces jointes dans les mails, ainsi que supprimer dès que possible toutes celles qui traînent dans nos propres boîtes de messagerie. Alors effectuons au plus vite ces Petits Gestes avec grâce et élégance, olé !



Geste n°3 : j'éteins ma box nom di diou


"Les yeux fermés

Je vois encore

La caresse du soleil"


Midoriro no Mausu (la Souris Verte)

Au hit-parade des gros vilains, la box internet trône en bonne place magré son apparence parfaitement inoffensive. En effet, ce petit objet qui passe le plus clair de son temps à regarder le plafond, le rebord de l'étagère ou l'arrière du bureau, et sans doute à deviser doctement et à élaborer des théories philosophiques profondes dans la langue des box internet, ne semble pas affublé de gros besoins ni nécessiter une attention quelconque de notre part. Mais ceci ne l'empêche pas de nous réclamer une alimentation électrique permanente, quand bien même nous serions au fond du jardin ou en train de dormir, par exemple, autrement dit à des moments où nos besoins en connexion réseau vers l'internet mondial sont inexistants.


Et, vu que l'ensemble des habitants du monde civilisé déploie sa propre mini box personnelle, avec souvent très obligeamment son petit réseau wifi qui rajoute un peu d'ondes au tableau, toute cette activité joyeuse de veille silencieuse de nos boîboîtes finit par représenter plus d'1% de notre consommation électrique totale. Dit comme cela, ça n'a peut-être pas l'air impressionnant, mais c'est que vous n'avez pas en tête l'ordre de grandeur de l'énormitude de notre consommation totale. Sans essayer de rapporter tout cela à la consommation de la proverbiale ménagère et du foyer moyen, estimons grossièrement qu'il faut plus d'une demi centrale nucléaire françoise pour ce petit service que nous utilisons au mieux quelques heures par jour.


Autrement dit, on met vite un interrupteur sur notre petite box, et on lui coupe la chique au minimum du soir au matin. Et pan dans les dents !



Geste n°4 : j'arrête le streaming tout de suite et pour de vrai


"Ce tronc d'arbre

Au milieu du courant

Je l'ai pris pour un homme"


Midoriro no Mausu (la Souris Verte)

Ah, le streaming, encore un cas d'école, enfin à l'école des cancres de l'écologie numérique, plus près du radiateur que du tableau. Pour les non anglophones, la traduction exacte du dictionnaire de l'Académie Française est "n.m., dérivé de l'anglais 'streaming' (se prononce strimminngueu). Consommation forcenée de bande passante réseau à travers une lecture en temps réel de contenu multimédia sur des serveurs distants". Comme toujours, revenir aux sources et à la définition exacte de notre phénomène nous permet de comprendre tout le danger qu'il fait courir aux dauphins.


C'est pourquoi on ne cherchera pas à sauver l'importune méthode de diffusion de contenu, et on s'abstiendra tout de suite et pour l'éternité de :

- poster des vidéos ou sons sur des plateforme de diffusion de contenu mondialement mondialisées, et même sur celles qui seraient plus confidentielles

- consommer des vidéos ou des sons en lignes, d'où qu'ils viennent, sauf en cas de force majeure, par exemple si votre maison va exploser et que vous avez sous la main une vidéo qui montre comment faire pour éteindre le robinet de gaz.



Geste n°5 : j'utilise le mode avion et je prends les transports en commun


"Cette fourmi

Qui monte sur ma chaussure

Pour dominer l'univers"


Midoriro no Mausu (la Souris Verte)

Dernier geste simplissime mais non moins bénéfique pour vous, vos proches et les petits oiseaux, prendre la bonne habitude d'utiliser le mal-nommé "mode avion" des téléphones portables, tablettes et autres objets connectés. Il faut savoir qu'il n'y a pas que le pilote d'avion qui pourrait trouver à redire à toutes les ondes que vous envoyez gentiment à travers votre petit récepteur, notre Agence Nationale de l'Etude des Gros Problèmes Sanitaires Liés aux Pratiques Sociales, dont le sigle est l'ANSES, allez comprendre, nous signale timidement que ceci pourrait bien être dommageable pour le développement du cerveau chez l'enfant, rien que ça. On imagine que les effets sur le reste du monde vivant, humains adultes compris, doivent être d'une innocuité telle qu'on ne les détecteraient pas même avec notre plus grand téléscope spatial si on décidait de s'intéresser un peu sérieusement à la question.


Mais passons, car ce n'est pas même le risque de perdre la moitié de nos neurones ou de développer un cancer de l'hypothalamus qui doit nous inciter à utiliser le fameux mode flouf flouf (=bruit d'hélice chez les souris vertes), mais bien son bilan écologique incroyable : il vous permet en un tour de main d'économiser des milliers de cycles de votre batterie, en plus d'avoir l'heureux effet de vous couper un peu du tumulte du monde moderne ultra-connecté qui ne cesse de vous solliciter. Ainsi vous retrouvez un peu de calme, votre petit appareil s'essoufle moins, et vous pourrez continuer à vivre en harmonie pour de nombreuses années supplémentaires. N'est-ce pas tout simplement formidable ? Allez, vite, on le fait ce petit geste !





Bon, eh bien c'est terminé pour notre super meilleur absolu du top plus fort de tous nos Petits Gestes, autant dire la crème de l'écume du petit lait de tout le blog. Mais espérons que ceci vous a donné l'envie, non seulement de réaliser ces petites actions simples mais si utiles pour notre belle planète, mais aussi d'aller vous jeter à corps perdu dans tous les autres gestes, articles, vils pamphlets polémiques et trésors divers qui parsèment notre magnifique collection au fier logo de petit muridé vert pomme.


Et pour les lecteurs occasionnels et de passage, on se retrouvera lors d'un prochain palmarès, au choix, des 3 plus beaux dessins, des 10 meilleurs haïkus, des 20 titres les plus cocasses, ou encore des 50 expressions les plus incongrues. Vivement la suite !




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Le Petit Geste Du Jour : je nettoie ma boîte de messagerie
Date 24/10/2017
Ico Le Petit Geste du Jour
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"Nettoyage de fin d’année

Dieux et bouddhas

Dans l’herbe"


Masaoka Shiki (1866-1909)


Aujourd'hui un petit geste rapide comme l'éclair, furtif comme la panthère, vif comme le serpent. Enfin en ce qui nous concerne, car pour une fois ça n'est pas nous qui allons travailler à décrire, argumenter, métaphoriser et discoursiser (fort heureusement, car notre langue française part en lambeau à vue d'oeil), mais vous qui allez bosser, non mais.


Le principe est simplissime : nous allons tous ranger notre boîte de messagerie. Youpi ! Allez, on sort tous la serpillère, le balai et le seau, et on s'y met dans un grand geste de ménage de printemps au beau milieu de l'automne. Cependant, le Geste est simple mais la pente est raide, comme dirait un ex-premier ministre que l'on préfèrera oublier. Surtout pour ceux qui, comme la majorité sans doute de nos concitoyens, auront laissé s'accumuler des années de courrier électronique sans jamais rien classer ni jeter.


Allez, ne renâclons pas, plus vite on aura commencé plus tôt on aura terminé. Pour ceux qui hésitent encore, nous les invitons à relire les articles époustouflants sur les pièces jointes dans les mails, tous les gestes précédents sur la messagerie, les données dans le cloud, et tous les autres aussi, si si. Pour n'en garder que l'essentiel, sachez que les serveurs de messagerie travaillent pour vous à garder vos messages bien au chaud comme s'ils étaient tous la version originale du texte le plus sacré de la création, et avec les moyens et la dépense d'énergie associés.


Dans ces conditions, on montrerait beaucoup d'ingratitude à stocker avec autant de frais nos spams pourris aussi bien que notre courrier le plus important. Et ce n'est pas parce que certains fournisseurs de messagerie proposent des espaces d'une taille ridiculement grande qu'il faut se forcer à coloniser leurs baies de stockage. Par exemple, votre serviteur, qui conserve pourtant à peu près l'intégralité de ses conversations électroniques depuis sa naissance, arrive à les faire tenir sans effort dans moins de 200Mo. On peut sûrement faire encore bien mieux, me font remarquer quelques souris vertes éparpillées autour du bureau, elles qui vivent sans avoir de boîte de messagerie au fond de leur petit pré (mais comment font-elles ?).


Quelques pistes pour vous aider dans votre grand nettoyage :

- la cible principale est l'ensemble des pièces jointes. On peut garder le message tout en supprimant les fichiers associés, donc on rapatrie bien vite les pièces jointes que l'on veut garder sur notre petit ordinateur personnel, et on benne tout le reste. Hop, on vient de faire dégonfler la taille de notre boîte de messagerie de 90% d'un coup.

- supprimer évidemment les messages inutiles, les pubs, les vieux messages dont on n'a plus besoin. Généralement les messages les plus courts, comme 'OK pour demain soir', ne servent à rien sur le long terme, ou alors vous avez une drôle de façon de revisiter votre correspondance.

- si vous êtes un adepte de la réponse dans la réponse de la réponse, vous pouvez supprimer tous les messages de la discussion pour ne garder que le dernier de la liste.

- classer ses messages est une bonne idée pour éviter que le flux de nouveaux arrivants ne vienne rapidement refaire gonfler la baudruche. On garde les messages un temps dans une zone de purgatoire, avant de décider de leur sort ultime : on les archive, on les jette ? On supprime d'abord les images et les pièces jointes ?


Ah, et n'oubliez bien évidemment pas de forcer le vidage de la corbeille de votre boîte de messagerie, sans quoi tout ce que vous avez supprimé reste gentiment présent sur les serveurs, mais à un autre endroit moins en vue.


Eh bien voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Je note votre circonspection, mais si, c'est possible, aux souris vertes on sait très bien faire court, si on ne se l'impose pas c'est qu'en général on n'en a pas spécialement envie. Nous aurons bien sûr à revenir sur des méthodes de nettoyage de messagerie, car il y a encore des traces de saleté qu'il est impossible d'enlever sans des outils spécialisés, mais pour un premier geste vous pouvez déjà être fier de vous ! Et en plus, malgré tout ce nettoyage, on n'a même pas la peau des mains abîmée, merci les souris vertes quand même. Allez, on se quitte avec une petite pensée pour tous ces animaux sauvages que l'on vient de contribuer à sauver :


"Nettoyage trop féroce

Les rayures du zèbre

Finiront par disparaître"


Midoriro no Mausu (la Souris Verte)






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Mes données dans le cloud : écologique ou pas ?
Date 05/10/2017
Ico Réseau
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Les souris vertes et le Nuage


"Froid printanier

Dans l’eau des rizières dérive

Un nuage sans racine"


Tanaka Hiroaki

N'est-il pas incroyable de penser que, dans toute la masse d'articles magnifiques que nous ont livrés les souris vertes, pas un seul, non, même un seul, ne traite d'un thème qui est pourtant l'alpha et l'omega, le lambda et le zeta et tout le reste de l'alphabet grec de l'informatique d'aujourd'hui ? Est-ce à dire que nos souris vertes, recluses au fond de leur jardin, ont réussi à échapper au raz-de-marée du Cloud A Toutes Les Sauces ? Absolument non, et ce n'est pas qu'elles n'ont rien à dire sur le sujet, mais bien plutôt qu'elles attendaient leur heure pour régler une fois pour toute son compte à ce gros prétentieux.


Il faut dire que, côté promesses à gogo, le petit nuage se pose-là. A en croire certains, il permettrait de protéger le badaud de sa bêtise crasse et de sa gestion anarchique des données, en offrant un horizon parfaitement éthéré de l'octet qui flotte gentiment au-dessus des contingences humaines, en abondance, toujours prêt comme le plus serviable des scouts, et parfaitement inodore et incolore, plus écologique encore que votre voiture à pédale ou votre chemise en vrai chanvre biologique, équitable et cultivé à moins de trente mètres. Comme la fameuse potion du bonimenteur de Lucky Luke, le Cloud est capable de guérir le cancer, de faire reculer la faim dans le monde, d'arrêter les guerres, de construire des écoles pour les petits enfants et de punir les méchants quand ils sont trop méchants.


Bon, il y aurait beaucoup à dire sur le Cloud et son marketing tout-terrain, mais nous allons aujourd'hui nous concentrer sur une question cruciale : est-il, oui ou non, ou les deux, plus écologique d'avoir ses données dans le Cloud ? Certains universitaires bien en vue n'hésitent pas à brandir cet argument à tort et à travers, fort de leur autorité patentée, et on ne discute pas s'il vous plaît. Eh bien aux Souris Vertes, on aime la discussion et, pour gâcher tout de suite le suspense haletant qui commençait à poindre dans cet article, on pense très nettement et très franchement que c'est du pipeau. Pfuit pfuit. Nous allons donc nous efforcer de vous expliquer, avec toute la science du Professeur Souriso et des derniers travaux en date de son équipe de pointe, pourquoi le conte du Gentil Nuage est une vaste fumisterie, et probablement la plus belle machine à polluer produite ces dernières années.



Gentil cirrostratus ou cumulonimbus sauvage ?


Il convient, avant d'aborder le fond du problème, de présenter un peu ce qu'on appelle le Cloud. On remarquera que la plupart des gens qui n'ont que ce mot à la bouche se gardent bien de le définir, les petits malins. Il faut dire que la poésie du vocable s'en trouverait assez rapidement affectée. Qu'est-ce donc qu'on entend pas ce terme ? Des volontaires parmi les souris pour répondre, peut-être ? Ah, une réponse excessivement pertinente à ma droite,  on me dit que le Cloud, ça n'existe pas. Pas pour dire que c'est virtuel et donc que ça n'a aucune matérialité, non non, mais pour dire que ce concept est totalement creux.


En effet, me complète la souris, le Cloud, c'est tout simplement stocker des programmes et des données sur des serveurs informatiques. Grand dieu, ça serait une sacré révolution si ça ne faisait pas déjà 40 ans qu'on faisait comme ça. Mais en vérité, s'il faut maintenant mettre un nom guilleret sur cette pratique qui ne nous fera pas tomber de notre chaise, c'est qu'il faut entendre dans cette idée un projet totalitaire assez impressionnant : le Cloud, c'est stocker toutes vos données et tous vos programmes sur NOS serveurs, dans un souci unique et constant de votre bien-être bien entendu.


Concrètement, le Cloud c'est donc un appel massif à se déresponsabiliser totalement de la manière dont sont hébergées nos données ou applications en mettant le tout dans un gros nuage dont on ne cherchera surtout pas à savoir comment il fonctionne. Autant dire qu'on est assez loin de l'éthique des souris vertes en la matière, elles qui militent pour que les gens prennent en main leur consommation numérique et tâchent de la circonscrire à leurs besoins réels. Evidemment, seuls les plus naïfs ou les moins intéressés par les conséquences de leurs actions réussiront à se persuader que cette petite opération est totalement sans impact, car plutôt que dans l'air pur et vivifiant de l'octet virevoltant, c'est bien qu'ils finiront dans des batteries de serveurs énormes alimentés par des centrales au charbon d'une taille conséquente, ou par d'autres sources d'énergie tout aussi réjouissantes, et refroidis par des climatisations à côté desquelles le petit confort thermique sur lequel on s'efforce de rogner dans son salon pour sauvegarder le climat de la planète paraît bien futile.



Sauve qui peut


Ne jetons pas trop vite l'anathème sur notre pimpant phénomène météo-informatique, car il y a des justifications relativement pertinentes au fait de vouloir stocker nos petites affaires dans ce grand placard informe. En effet, les serveurs sont gérés par des professionnels voyez-vous, ce que vous n'êtes certes pas, qui vous garantissent donc que vous ne perdrez jamais le moindre octet, même en cas de guerre thermo-nucléaire. Et, pour couronner le tout, vos données sont disponibles tout le temps et de partout, avec n'importe quel appareil ! Alors, cher Professeur Souriso, on arrête la polémique et on court vite se créer un compte FesseGueule ?


Avant de nous jeter à corps perdu dans le ciel magnifique du petit nuage moutonnant, examinons un peu l'alternative à ces belles propositions. Nous parlerons plutôt, n'est-ce pas, d'y placer nos données personnelles, ce qui concerne tout de même nettement plus de monde que le fait d'héberger des applications ou des sites web. S'il s'agit donc de faire une sauvegarde, c'est vrai que la promesse de ne jamais perdre nos affaires est assez séduisante. En effet, les hébergeurs utilisent en général des techniques de duplication et de distribution des copies qui garantissent qu'aucune panne ou mort subite d'un disque ne saurait nous être fatale.


Les lecteurs attentifs de notre magnifique article sur la manière de ne pas perdre ses données se souviendront que nous avons donné une solution parfaitement équivalente et qui n'implique pas d'aller loger ses données à plus de quelques mètres, à savoir la sauvegarde sur un disque dur externe, ou même plusieurs si on est paranoïque et terrorisé par la moindre perte d'octets. Il existe même des manière de monter des disques dur en parallèle dans votre ordinateur pour qu'ils soient des miroirs parfaits, et donc qu'on puisse en perdre un sans même s'en rendre compte car tout continue à rouler doucement (c'est très exactement une des techniques supposément savante et experte utilisée par nos professionnels du Cloud).


Donc, si c'est réellement pour n'avoir aucun risque de perdre ses données, aucune raison spéciale de passer par le nuage si ce n'est la paresse de gérer soi-même ses petites sauvegardes. Notons qu'en contrepartie, vos photos, courriers, films de vacances et autres auront le bonheur de ne pas être analysés dans le but de proposer des profils de consommation toujours plus affinés à l'ensemble de l'humanité, même si tout le monde ne semble pas également sensible à ces arguments de privauté de la vie privée.



Pouvoir être partout nulle part


Le deuxième argument choc en faveur du nuage est son accessibilité radicalement totale de partout et par n'importe quel moyen. Hop, toutes mes données sont sur mon compte YouplaBox et je peux y accéder même depuis les toilettes avec le téléphone de ma copine (on ne vous demandera pas ce que vous faites aux toilettes avec le téléphone de votre copine, après tout ça ne regarde que vous). Alors là il faut s'incliner, car notre solution paraît minable à côté, puisqu'on ne va pas transporter son disque dur externe partout avec soi, et en plus ça ne fonctionne qu'avec un ordinateur. Et même s'il existe de nos jours des cartes mémoire minusculissimes ou des clés USB de capacité hippopotamesque, c'est décidément impensable d'en emporter une partout où l'on va, surtout que l'on risquerait bien de finir par abîmer le support et ainsi perdre l'intérêt de notre belle sauvegarde qui doit survivre à tout.


Donc là il nous faut nous incliner, échec et matelas, nous voilà bien marrons devant cet argument imparable de la disponibilité. Vraiment ? Mais si vous êtes convaincu, c'est que vous n'avez pas derrière vous la souris à lunettes qui vous souffle un contre-argument de poids. En effet, l'hypothèse de l'accessibilité permanente à vos données suppose implicitement :

1 - la possession d'un appareil capable de lire lesdites données et simultanément d'aller les chercher sur le réseau,

2 - la présence d'une connexion réseau dans votre environnement immédiat suffisamment sympathique et robuste pour supporter ce petit échange de bons procédés

3 - la présence d'un ou plusieurs serveurs prêts à répondre à vos besoins, malgré des sollicitations concurrentes venant du monde entier


Les partisans du Cloud nous garantissent que le point 3 est toujours satisfait, mais malgré leur bel optimisme les problèmes de réseau à grande échelle et de serveurs indisponibles sont des événements relativement courants. Ainsi, une mauvaise conjoncture mondiale des infrastructures réseau et pif, plus de photos de vacances. Mais c'est surtout sur les points 1 et 2 qu'on ne saurait rien vous promettre, car la pérennité de vos petits appareils électroniques et celle de votre connexion internet locale ne dépend que de votre compétence personnelle et de votre degré de malchance. Bien plus que la mort tragique de votre dernier appareil numérique disponible, c'est bien évidemment l'impossibilité d'accès au réseau qui est le problème le plus fréquent et le plus probable. Evidemment, la prolifération des antennes relais, réseaux OuiFils et autres accès publics vous permettront sans doute de vous en sortir en changeant de décor, mais à condition de s'assoir avec bonheur sur toute notion de sécurité et de confidentialité de vos données personnelles, car dans ces conditons n'importe quelle personne un minimum outillée peut venir écouter tout ce que vous faites. Eh oui, on ne dialogue pas impunément sur des réseaux ouverts à tous en pensant qu'on est seul au monde.


A côté de tout cela, notre petite solution de la donnée portative a le charme d'être accessible sans besoin d'accès au réseau, et toujours dans des conditions contrôlées sur qui peut voir quoi, où, quand, comment et à combien. Et puis, pour terminer sur cette question, qui a vraiment besoin d'avoir sous la main au moindre instant ses petites données numériques ? Franchement, vous regardez vos photos de mariage tous les jours, vous ? Vous pourriez peut-être vous passer quelques jours de ce film de vacances où l'on vous voit vous promener au milieu des souris vertes, ou bien de votre dernier relevé de gaz soigneusement archivé numériquement ? Surtout que, comme nous allons le voir, ce petit confort de la donnée toujours sous le coude n'est pas sans conséquence, ça serait trop beau.



Et ça coûte combien ?


Il faudrait tout de même finir par se poser cette question, car enfin les grosses multinationales mondialisées qui offrent leur service de Cloud ne le font pas par bonté d'âme et pour rendre service à l'humanité. Ni pour vos beaux yeux de souris vertes, même si c'est triste à entendre. D'une manière ou d'une autre, elles doivent donc en tirer un profit, et celui-ci arrive, comme toujours en informatique, sous 3 formes possibles :

- vous payez directement pour ce service magique. Au moins ça a le mérite d'être clair, et suit le principe de "c'est çui qui paie qui paie", autrement dit vous assumez la responsabilité pécuniaire de vos pratiques numériques, même si l'état injecte de son côté quelques deniers dans la maintenance des gros tuyaux de communication, pour le plus grand bonheur des gros consommateurs de nuage en gelée.

- c'est gratuit pour vous, mais grevé de pubs et autres offres commerciales quand vous accédez à vos données. Bon, pourquoi pas, vous payez aussi indirectement le service  par ces nuisances publicitaires bien pénibles.

- c'est gratuit et on ne vous demande rien, pas de pub à l'horizon, l'air est pur sous un ciel azuré et serein. En général c'est là que ça sent le roussi : vous pouvez être sûr que vos données sont utilisées à des fins commerciales, et pillées ou revendues sans merci pour rapporter un subside confortable à votre hébergeur si généreux.

Evidemment, ces 3 méthodes ne sont pas incompatibles entre elles, et il n'y a pas de raison pour qu'une entreprise peu scrupuleuse vous fasse payer, mais en profite également pour valoriser vos données dans votre dos, pour le dire bien poliment.


Bon, mais tout ça n'est que le coût plus ou moins direct lié à votre choix d'utiliser le cumulus informaticus, et la souris verte à lunettes tape du pied depuis un moment, car nous avons passé sous silence le vrai coût, celui qui devrait vous faire renoncer immédiatement à ces viles pratiques de la donnée à distance, à savoir bien sûr le coût environnemental associé.


Car, comme toujours lorsque l'on veut faire les choses de la manière la plus générale, la plus simple d'esprit, la moins réfléchie possible, et en se moquant éperdument du contexte, on aboutit à des absurdités écologiques. En effet, rappelez-vous, le Monsieur Cloud doit nous garantir pérennité et disponibilité des données à tout prix. Et est-il capable de savoir si votre fichier est un vieux film inutile que vous ne regarderez plus jamais ou bien LA copie de votre diplôme de fin d'études que vous ne pouvez surtout pas perdre ? Certes non. Du coup, il va appliquer la bonne vieille méthode du Je Mets Le Paquet pour le moindre fichier que vous déposez sur un serveur. Non seulement celui-ci sera recopié sur plein de disques, et plein de serveurs, pour être sûr de ne pas être perdu, mais en plus il sera soigneusement gardé en état d'alerte permanent pour être disponible à la moindre milliseconde. On oublie donc toute forme d'archivage ou de compression intelligente, ou de stockage sur des supports inertes, les gros serveurs de notre hébergeur tournent à plein régime 24h/24 pour pouvoir vous restituer une donnée dont vous avez peut-être vous-même oublié l'intérêt et l'existence.


Remarquons la différence de taille avec le fait d'avoir ses données sur sa propre petite machine : quand votre machine est éteinte et que vous dormez, elles ne génèrent aucune consommation. C'est encore plus vrai pour le disque dur externe, qui ne demande son petit 5V en usb que lorsque vous le branchez, soit juste quand vous avez besoin des données en question. Sans compter que la consommation d'un périphérique USB ou d'un disque dur interne est totalement négligeable devant celle des serveurs monstres des géants du Cloud et de toute l'infrastructure réseau nécessaire à cette Pratique Moderne Incontournable.


Vous l'avez compris, utiliser le Cloud c'est sortir la grosse Bertha pour écraser une mouche, et consommer de l'eléctricité au terawatt de manière totalement superflue, aussi vous entendrez notre circonspection devant les discours qui préconisent que l'univers entier doit s'y précipiter sans attendre.



Loin des yeux, loin du schtroumpf


Il nous faut aborder le sujet de la dernière thèse en date issue des travaux du Professeur Souriso, j'ai nommé "Analyse et conceptualisation de l'Effet Rebond à travers l'exemple du stockage des données personnelles dans le Cloud". Dans un grand élan de générosité, je vous épargne le jargon et les graphiques abscons, notre estimé professeur n'ayant pas toujours la plume sobre et percutante de votre serviteur, pour vous en livrer la substantifique moelle osseuse du squelette dans le placard : le Cloud participe, et pas qu'un peu, à ce que l'on appelle communément l'effet rebond (boum). Mais si si, vous connaissez, nous avons déjà rencontré ce concept à maintes reprises dans nos précédents articles, et sur bien des sujets différents. Il dit tout simplement que pour certains phénomènes, les gains d'efficacité ne viennent pas faire baisser la consommation totale, mais au contraire l'encouragent. Par exemple, le fait de produire des voitures qui consomment moins d'essence ne fait pas baisser la quantité totale d'essence consommée, bien au contraire : les gens en profitent pour rouler davantage.


Avec notre bonne vieille branche de nuage, le principe est le même, du moins c'est ce que nous prétendons aux souris vertes, libre à qui veut de venir nous démontrer que c'est faux. On encourage les gens à mettre leurs données dans le Cloud, sur des espaces dédiés dont la capacité est tout simplement gigantesque. Résultat, vu que c'est facile et gratuit, ou presque, on en profite pour y mettre tout et n'importe quoi sans se poser de question et sans jamais ranger sa chambre. Evidemment, s'il fallait gérer nous-même la sauvegarde de nos montagnes de données, on finirait peut-être par y regarder de plus près car tout cela prend du temps et nécessite du matériel pas forcément bon marché.


Bref, comme le Cloud est cette espèce de corne d'abondance qui n'a jamais de fond, et que nos données ne nous enquiquinent plus pour prendre toute la place disponible sur notre petit stockage local, on en profite pour en stocker des tonnes sans se faire mal au dos. Donc, en encourageant les gens à tout ranger dans le Cloud, on encourage aussi la surconsommation frénétique et sans limite. Et comment les gens pourraient-ils raisonnablement s'en fixer, quand justement l'argument principal en faveur du Cloud est de dire qu'il n'y aucune limite nulle part pour rien de rien ?



Conclusion : que faire du cloud ?


Il est temps de conclure cette petite diatribe anti nuage toxique. Que peut-on donc mettre dans le fameux nuage, et comment ? Malgré tout ce que nous avons pu écrire, il faut tout de même avouer qu'il offre certains avantages dont il serait dommage de se passer, et donc que plutôt que de ne pas s'en servir du tout, apprendre à s'en servir à bon escient serait de bon aloi.

A vrai dire, vous utilisez déjà le Cloud sans le savoir et depuis longtemps, pour tous les services de messagerie. En effet, il ne vous aura pas échappé que vos messages électroniques, quel que soit le terminal que vous utilisez, restent disponibles sur le serveur de messagerie et visibles autant de fois que vous le souhaitez. C'est que le protocole de réception de messages qui s'appelle l'IMAP est en fait une préfiguration de ce qu'on nous vend aujourd'hui à toutes les sauces avec le joli nom marketing qui ne veut rien dire. Pour ceux qui se souviendraient du protocole de messagerie qui le précédait, dont même Microsoft a réussi à se défaire récemment après des décennies à traîner du pied, dès qu'on lisait un mail bim, il était téléchargé sur votre appareil et plus jamais disponible ailleurs que sur ledit appareil.

Eh bien voilà pour nous une illustration parfaite de l'utilité du Cloud, car disons-le franchement le comportement précédent était une plaie s'agissant du courrier électronique. Donc, oui, les Souris Vertes plébiscitent l'IMAP et aiment quand la messagerie glisse sur un beau nuage ouaté. En contrepartie, elles inondent régulièrement le public d'articles sur les manières de gérer ses messages électroniques, car tout ceci, on ne le répètera jamais assez, a un coût environnemental non négligeable qu'il s'agit au moins de contrôler un minimum.


Une autre application est de mettre en partage des fichiers ou dossiers accessibles par une petite, ou grande, communauté. Là, évidemment, le fait que tout soit sur un serveur centralisé permet que tous puissent disposer des dernières données à jour, et évite aussi que chacun doive gérer sa petite copie personnelle de la même chose (même si, encore une fois, une telle copie ne fait que prendre une place sur du stockage inerte la plupart du temps, donc sans coût environnemental réel). C'est d'ailleurs le cas de tous les projets open source, dont le code est disponible en ligne pour être revu, amendé et corrigé par tous les collaborateurs qui le souhaitent, une bien belle idée. Mais tout ceci reste conditionné au fait que l'on n'en mette pas des tartines, n'est-ce pas, il y a un monde entre quelques mega octets de code et une collection intégrale de vidéos à la demande.

Pour tout autre type d'usage, très honnêtement nous peinons à voir l'intérêt du Cloud. Soit il s'agit de données hyper importantes voire vitales à notre survie en société, que nous ne souhaiterions pas vraiment voir gérées par une grande firme transnationale sur des serveurs distants de milliers de kilomètres, tant qu'à faire, soit il s'agit de données d'intérêt secondaire, et dans ce cas on survivra très bien d'attendre d'être chez soi pour les lire, ou de devoir emporter notre petit support externe copain qui les contient.

Mais c'est à chacun de trouver sa manière de gérer ses données personnelles, nous ne prétendons pas imposer notre hygiène informatique personnelle à la terre entière. Nous espérons tout de même que certains, voire l'ensemble de nos arguments vous auront convaincu que, d'une part, le cloud n'est pas nécessaire à la vie sur terre, et que, de l'autre, il est tout sauf écologique comme certains le laissent entendre. Maintenant, à vous de construire votre propre pratique quotidienne de la donnée informatique.

Et, sur ce, on vous souhaite bon vent, car il est temps pour nous de retourner regarder les nuages, les vrais, ceux qui ont des formes rigolotes et changeantes. Tiens, j'en vois justement un qui a une forme de souris verte !

"Il y a toujours

Du Soleil

Au-dessus des nuages"


Richard Clayderman (1990)

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