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La Programmation Responsable (6) : des sites webs écologiques tu concevras
Date 16/12/2017
Ico Dossier
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"Un bébé moineau
Saute avec curiosité
Pour regarder mon coup de pinceau"

Mizuhara Shuoshi (1892-1981)

Nous terminons aujourd'hui notre grand dossier sur la responsabilité programmatique, ou le contraire, par un constat percutant qui risque d'en traumatiser plus d'un : non, l'internet mondial n'est pas cet univers éthéré où l'air est si pur et léger qu'il vole tout seul jusqu'aux étoiles, où tout est immatériel, écologique, mignon et gentil. Non, pour accéder à toutes ces merveilles/âneries (rayer la mention inutile), il faut bien que des machines pédalent silencieusement, ou du moins suffisamment loin de nos oreilles pour ne pas les entendre.

Autrement dit, l'internet fait mal à la planète au même titre que la plupart des activités humaines modernes, et ce n'est pas quelques plateformes collaboratives ou médias de diffusions d'idées écologiques qui y traînent qui vont équilibrer ce bilan alarmant. Alors, bien évidemment, on pointe toujours un gros doigt irrité en direction du consommateur irresponsable, ce vil coquin qui navigue de site en site sans aucun respect pour la belle terre sur laquelle il est né et le bien-être des ours polaires, mais il faut quand même bien de temps en temps s'adresser à ceux qui les conçoivent, ces fameux sites. Et c'est là que l'on te regarde droit dans les yeux, cher webdéveloppeur-lecteur, car oui cet article t'est directement consacré, youpi n'est-ce pas ?

Avant de commencer toute une série de considérations sur la forme, il faudrait tout de même parler du contenu et ainsi rappeler le problème de l'inondation de sites commerciaux, blogs, médias alternatifs, commentaires, photos, données en tout genre, qui est le quotidien de notre beau réseau d'échange mondial. Le développeur web, bien que souvent pauvre larbin chargé d'exécuter les moindres caprices d'un client ou d'une direction tyranniques, a tout de même une responsabilité en la matière, ne serait-ce que d'alerter les commanditaires sur le coût en ressources de leurs demandes importunes (et pourquoi j'aurais pas 13 vidéos en page d'accueil d'abord, en plus de mon carrousel de 2800 images ?).

Effectivement, comme me le rappelle la souris à lunettes d'un air navré, les Souris Vertes n'échappent pas à la tendance prolifératoire infernale, et contribuent à leur manière à la surenchère de contenu-personnel-à-propos-de qui caractérise notre douce époque. Ce qui ne nous empêchera pas de suggérer timidement que la diminution de l'impact écologique du net passe tout d'abord par un effort collectif pour arrêter d'y fourrer tout et n'importe quoi, et sous n'importe quelle forme numérique.

Dans cet esprit l'auteur-moi-même de cet article s'engage solennellement :
- à ne pas publier la photo de son chien, ni celle de souris même très mignonnes, la composition de son repas du midi ou sa marque de dentifrice préférée, bien que ces informations intéressent au premier chef l'ensemble des Français, et sans doute également le reste du monde.
- à dépublier ce blog de l'internet mondial lorsque son esprit et l'essentiel de son contenu aura largement été récupéré ou intégré par la société, autant dire vers 2100 si on suit les courbes de prévision des groupes d'experts sur le climat ou de suivi de la biodiversité.
- à maintenir l'empreinte écologique la plus basse possible pour ce blog, ainsi que pour toute autre réalisation informatique personnelle ou professionnelle qui serait amenée à être publiée sur l'internet mondial.

Et c'est justement ce dernier point que nous allons développer pour l'ultime article de notre fracassant dossier, pour permettre à tous les développeurs du monde, non pas de se donner la main, mais bien de concevoir des sites webs écologiques qui lavent encore plus vert que vert. On se lance dès qu'on a franchi notre petit haïku de mise en condition :

"Placardée sur la porte d'entrée
La photo
Du chat qui n'est jamais revenu"

Midoriro no Mausu (la Souris Verte)


Pas trop de multi dans le media

On commence sans tarder par le poste de dépense le plus important qui est, sans surprise pour nos lecteurs les plus fidèles, le contenu multimédia des sites web, celui-là même qui fait du mal à toutes les connections réseaux du monde. Lorsque l'internet a démarré, vu les vitesses de transfert et la bande passante abyssales que l'on rencontrait, l'essentiel d'un site web était constitué d'une page de texte, avec quelques liens et, si vraiment on était riche, agrémenté d'une ou deux images de faible taille. S'il nous est difficile de regretter l'austérité de présentation de cette époque antédiluvienne, force est de constater que nous avons foncé à corps perdu dans le contenu multimédia de tout poil pour en inonder nos sites toujours plus à la page (sans jeu de mots intentionnel), où il est parfois bien difficile de déceler un propos quelconque sous l'avalanche d'images, vidéos, sons et autres animations clignotantes. Le texte, lui, est passé à la portion congrue avec de moins en moins de rédaction, des commentaires ou explications toujours plus brefs, bref un rejeu grandeur nature de la guerre qui opposa la télévision à la presse écrite, avec à peu près les mêmes techniques qui triomphent.
 
Même si aux Souris Vertes, nous aimons le verbe, l'écrit, le haïku et tout ce que vous voudrez d'autre de la même famille, c'est surtout pour une raison écologique que nous soutenons qu'il faut changer de cap d'urgence. Comme nous l'avions montré dans notre excellent dossier sur les grandeurs numériques et l'un de nos tous premiers articles sur le stockage, la vidéo est incommensurablement plus consommatrice que l'image qui est incommensurablement plus consommatrice que le texte simple. Tout ce que vous écrirez sur les réseaux dans l'ensemble de votre vie ne suffira pas à produire autant de signes qu'une vidéo de quelques minutes postée sur internet, si si. En ce sens, le réseau social des petits oiseaux, Touiteur, qui limite la taille des commentaires mais incite les gens à laisser un tas de contributions multimédias, est l'antithèse absolue de l'écologie numérique. Il est d'ailleurs bien évident que cette limitation n'a pas été prise dans un souci écologique, mais plutôt pour assurer une dynamique instantanée à la discussion où les réponses fusent à la vitesse du pouce sur le téléphone portable. Hum, bon, ça n'est pas vraiment notre tasse de thé, mais comme ça n'a rien à voir avec notre sujet du jour, on revient bien vite à nos moutons qui bèlent en HTTP dans le texte.

Conséquence logique de toute ce qui précède, la première mission du Programmeur Web Responsable équipé d'une magnifique casquette avec des oreilles de souris vertes est de s'assurer qu'il n'y a pas trop de contenu multimédia dans son site web, notamment :
- qu'il n'y a pas de vidéos en streaming, dont nous rappelons au passage qu'il incarne le Mal Absolu en matière de consommation de ressources réseaux
- qu'il y a peu d'images, et qu'elles sont de dimensions modestes et aussi compressées que possible

Soulignons au passage l'hypocrisie ambiante qui consiste à minifier le moindre bout de javascript pour gagner une poignée d'octets, et ainsi se féliciter d'avoir économisé de la bande passante, pour ensuite abreuver nos pages web de photos grands formats et de vidéos.

Cela dit, une fois rendu à un serrage de ceinture multimédia bien senti, une bonne idée pour aller plus loin est de substituer dès que possible des icônes sous forme d'images par des caractères unicode qui représentent peu ou prou la même chose, mais n'induisent aucune consommation de bande passante particulière : on pourra ainsi trouver des caractères qui représentent des coeurs, des téléphones, des enveloppes, ou encore toutes sortes de flèches comme on pourra le voir ici, le choix est pléthorique en la matière. Dans la même veine, on essaiera de s'appuyer au maximum sur les possibilités intrinsèques de mise en page des navigateurs, à travers les directives CSS, pour éviter d'avoir à servir des bandeaux de couleur dégradée ou autre sous forme d'image.

Et surtout, il serait bien temps d'apprendre à mettre en valeur le texte sans avoir besoin d'un recours systématique à de la paillette multimédia dispendieuse. Il y a certainement tout un champ de recherche d'une ergonomie parcimonieuse du web à développer, que nous ne pouvons qu'inciter nos formidables lecteurs à créer et enrichir.


Le souci du dialogue


Il n'aura pas échappé à nos lecteurs judicieux que l'internet est le règne du connecté à toutes les sauces : et que tu me parles, et que je te réponds, et qu'on invite un troisième dans la discussion, etc. Ceci est vrai autant pour les humains que pour les machines, et, disons-le sans ambage, les machines sont encore bien plus bavardes que les humains, sans doute parce qu'elles sont capables d'aligner quelques millions de phrases dans le même temps que l'utilisateur amène son doigt jusqu'à la bonne touche du clavier.

Il est donc important de contrôler comment les machines communiquent entre elles, histoire qu'elles n'aillent pas gaspiller de l'octet à la tonne simplement parce que nous sommes trop lents pour suivre les échanges entre elles. Nous avons déjà vu un bel exemple de communication à réduire entre l'application et sa base de données. Ceci concernait plutôt le côté serveur web, mais c'est encore plus vrai si vous faites directement vos appels à la base de données à travers des APIs. On limitera donc au maximum des appels du client au serveur, du client à d'autres serveurs, et du serveur web lui-même à ses petits copains. Bien entendu, il ne s'agit pas de supprimer tous les échanges, simplement d'essayer de les mutualiser ou de les éviter dès que c'est possible.

Et s'il faut causer, autant que ça soit de manière la plus succinte possible, tout le contraire d'un article des Souris Vertes en gros, afin de limiter la bande passante réseau et les traitements de part et d'autre liés à la communication. Heureusement pour nous, la mode des années 2000 du XML partout, un des langages les plus verbeux de la terre, a succédé au standard d'échange JSON entre les applications, nettement plus léger.  On proscrira donc d'urgence tout ce qui est à base de XML ; alors oui, manque de chance, le code des pages web reste en HTML ultra redondant, mais en même temps on en transfère directement de moins en moins dans les pages de nos jours, pour préférer souvent le reconstruire à l'aide de code javascript.

Dernière chose, la tendance actuelle est de mettre des connexions sécurisées dès que possible (le fameux protocole HTTPS). Cette méthode de chiffrement est très importante lorsqu'il s'agit d'empêcher la lecture de mots de passe ou d'informations confidentielles qui transiteraient entre le navigateur de l'utilisateur inconscient du danger et le serveur web. Cependant, tout ceci s'avère relativement coûteux sur les canaux de communication, car le chiffrement augmente de manière non négligeable la quantité de données échangée, et demande un travail du processeur pour le produire à un bout comme pour le décrypter de l'autre. L'idéal serait donc que tous les sites ne passent en https que les pages vraiment confidentielles, comme l'endroit où vous tapez votre de carte bleue ou bien celle où vous révélez que vous présidez secrètement le fan-club local de Chantal Goya.


C'est le client qui paie


Et c'est bien la moindre des choses, non ? Notre dernier conseil est de faire travailler autant que possible la machine appelante, le client donc, à tous les sens du terme, et non le serveur lui-même. Pourquoi donc ? Tout d'abord, pour une question de justice sociale : c'est lui qui demande sa page peut-être super dispendieuse, il est normal qu'il en assume le coût informatique sous forme de consommation d'électricité, de chaleur et de cycles CPU.

D'autre part, en général seule une proportion minusculissime des ressources d'un ordinateur personnel sont mobilisées quotidiennement. Il serait donc dommage de s'obliger à construire des serveurs géants refroidis à l'azote liquide au lieu d'utiliser toute cette capacité de traitement disponible.  Enfin, de cette manière, vous êtes en mesure de servir nettement plus d'utilisateurs avec une consommation de ressources minimale de votre serveur. Si, au contraire, c'est le serveur qui pédale à chaque nouvelle requête pour construire une page super compliquée, si tout le monde s'avise de venir vous voir en même temps vous aurez du mal à assurer le service sans faire poireauter outrageusement le badaud.

De plus, tout déporter du côté du client va nous permettre d'éviter des ping-pong incessants entre client et serveur ; si on s'y prend bien, on peut envoyer toutes les informations nécessaires pour que la plupart des actions se réalisent dans le navigateur du client, sans aucun retour côté serveur. Malin, non ? En particulier, on prendra garde à ne recharger que les parties de page qui ont vraiment changé, afin de ne pas transférer inutilement le même contenu de requête en requête, et comme toujours à mutualiser les appels au(x) serveur(s) autant que possible. Donc, on garde comme horizon : les traitements se font du côté du client, le serveur ne faisant en général que servir le contenu à afficher, une seule fois de préférence, et les données contenues dans la page qui sont éventuellement rafraîchies en fonction des actions de l'utilisateur.

Il y a également une petite opération qui va nous permettre de libérer de la bande passante, c'est de compresser les fichiers texte envoyés (HTML, CSS, javascript). La plupart des serveurs web gèrent nativement le fait d'envoyer sous format gzip ces fichiers, et les navigateurs sont capables de les décompresser à la demande. Le serveur comme le client travailleront un tout petit peu plus à compresser d'un côté, décompresser de l'autre, mais le gain de compression est tellement énorme sur ce type de fichiers, particulièrement sur le HTML ultra redondant, que l'on aurait tort de s'en priver. A côté de cette mesure, la minification des fichiers javascript, qui supprime les espaces et autres symboles inutiles pour la syntaxe, fait figure de gagne-petit. On pourra toujours l'appliquer, ça ne coûte rien, mais il n'est même pas certain que le gain final sur un fichier compressé soit même visible à l'oeil nu.

Dernier point, une souris à ma droite me demande avec angoisse s'il vaut mieux faire le maximum possible en CSS, ou bien si on peut s'autoriser à faire du javascript même pour de l'affichage ou des petits composants qui existent nativement en HTML ? Eh bien, très honnêtement, je dois dire que j'aurais du mal à trancher pour l'une ou l'autre solution. En théorie, programmer uniquement en CSS devrait nous permettre d'être bien plus succinct que s'il faut coder en javascript, mais tout programmeur web sait que le CSS lui-même peut vite devenir aussi bavard que votre grand-père rappelant ses souvenirs de jeunesse au coin du feu les soirées d'hiver,  et comme la majorité des navigateurs interprètent aujourd'hui le javascript à la vitesse de l'éclair, il sera difficile d'affirmer que c'est moins efficace de recoder une fonction que d'utiliser une instruction native équivalente. Bref, à chacun de faire comme il le sent.


.Conclusion { title-text: "au revoir, petit dossier" };

Hum bon, ce titre n'est pas parfait niveau syntaxe, mais je n'ai pas le droit de mettre du faux HTML comme j'aurais souhaité le faire sans mettre le bazar dans l'affichage du blog, aussi vous excuserez la licence poétique .

Il est temps pour nous de dire au revoir à notre magnifique dossier au terme duquel tous nos lecteurs-programmeurs sont en mesure de sauver les espèces menacées chaque jour à grand coup de traitements informatisés efficaces. Au-delà des conseils généreusement dispensés, qui valent ce qu'ils valent comme on dit dans la cour de récré, c'est surtout la démarche proposée qui est importante : se poser, enfin, la question des ressources informatiques allouées pour faire tourner une application, web ou autre. Il restera à mettre lesdites ressources en regard de l'utilité sociale réelle et des bienfaits qu'elles procurent, mais ceci dépasse le cadre de la chaise en face du clavier pour déborder joyeusement dans l'arène de la décision politique collective.

En attendant de voir ces sujets polémiques à la une des journaux, on salue bien bas toutes les souris vertes qui ont participé au dossier, et on trépigne d'impatience de voir ce qu'elles vont encore pouvoir nous apprendre sur cet univers numérique qui regorge de surprises écologiques à tous les coins de rue !

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Le Petit Geste Du Jour : j'enlève la signature automatique des messages
Date 09/03/2017
Ico Le Petit Geste du Jour
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Un petit geste pour la planète


"Sur les signes et le sens des mots

Promenade indifférente

D’une mouche d’hiver"


Mukai Kyorai (1651-1704)


Bon. Il était temps de proposer à nos lecteurs assoiffés d'idées novatrices un Petit Geste supplémentaire, maintenant qu'ils maîtrisent les yeux fermés la chorégraphie joyeuse des gestes précédents. Aujourd'hui, c'est un geste minuscule, de la taille d'une fourmi, voire encore plus petit, que nous allons réaliser, tout en minutie et avec doigté. Et, puisque c'est un sujet qui passionne les foules au moins autant que notre grand dossier du moment sur le secours aux ordinateurs qui ont le réveil matinal difficile, nous revenons avec plaisir sur le thème de la messagerie, qui reste décidément hanté par de bien mauvaises habitudes.


Celle vers laquelle nous portons notre regard aiguisé est la pratique désormais courante de signer ses mails de manière automatique, ce qui ne vous fera pas tomber de votre chaise si vous avez commencé par lire le titre de cet article. Mais attention ! Quand on dit signer, il ne s'agit pas du petit zigouigoui que vous ajoutez gentiment à votre post-it pour saluer dignement votre interlocuteur, mais bien de la grosse artillerie qui indique vos activités depuis la dernière glaciation, avec photos, logo et guirlande de noël à l'appui. Pourquoi se priver en effet, quand c'est la machine qui travaille à notre place à disperser tous ces octets inutiles dans le réseau ?


Il n'aura pas échappé à votre attention que vous êtes automatiquement identifiés par les serveurs de messagerie, aussi votre interlocuteur voit votre adresse ou même votre nom et tout le tralala si vous étiez déjà un contact connu. Autrement dit, la signature contenue dans votre message est redondante, vous n'avez même pas idée à quel point d'ailleurs car un courrier électronique contient deux millions d'entrées cachées dont un grand nombre justement pour vous identifier. Il nous faudra certainement ouvrir une discussion à ce sujet un jour ou l'autre, mais pour l'heure j'entends une souris qui tape à la fenêtre pour me rappeler la possibilité permanente d'ursupation d'identité qui, selon elle, justifie ces signatures à la bombe de peinture antirouille bien épaisse.


Ne paniquez pas et respirez un grand coup, mais il est tout à fait exact qu'il est relativement simple à toute personne un peu avertie ou ayant une motivation suffisante de se faire passer pour le concierge, votre grand-mère ou votre poisson rouge. Tous les trésors d'ingéniosité déployés par les architectes des serveurs de messagerie n'y changent pas grand chose, le protocole d'échange de mails a été fondé sur la confiance mutuelle entre les interlocuteurs et sans penser que quelqu'un pourrait avoir envie de mentir. C'est une belle leçon d'humanité, en même temps cela semble mettre du plomb dans l'aile à notre geste du jour. Raison de plus pour en remettre une couche côté signature, donnez votre date de naissance, votre arbre généalogique sur 5 générations et une photo de votre chat, et là aucune ambiguité n'est possible !


Malheureusement, il sera tout aussi facile de reproduire votre signature, si alambiquée soit-elle, étant donné que vos messages transitent en clair dans le réseau, il suffit d'avoir une oreille bien placée pour vous la piquer aussitôt. Je reconnais que ça n'est pas si facile que ça, mais c'est une possibilité bien réelle, donc on oublie bien vite l'argument de sécurité. Si vraiment vous souhaitez garantir l'identité de votre destinataire, la seule solution valable est d'échanger au préalable avec lui des clés de chiffrement, puis de signer respectivement vos messages de manière cryptographique, quelque chose que personne ne peut contrefaire, du pur béton armé renforcé au titane et enrobé d'acier galvanisé. Vous pouvez en profiter pour crypter aussi le contenu, et le dissimuler ainsi aux yeux des vilains pirates et de la CIA. Evidemment, cela ne fonctionne que si vous contactez d'abord tous vos amis pour ce petit échange de signe de reconnaissance numérique, ce qui n'est pas forcément pratique si vous en avez quelques dizaines de milliers rencontrés sur FesseBouc. Si la plupart des serveurs de la planète fonctionnent avec ce type de sécurité pour dialoguer entre eux, pour les particuliers il faudra sans doute attendre quelques scandales et cataclysmes médiatiques bien sentis avant qu'une frange non négligeable de la population ne se décide à adopter ces outils bien commodes. En attendant ce jour, les plus curieux peuvent aller regarder du côté de GnuPG, une petite trousse à outils de sécurité qui permet un tas de choses utiles, notamment la sécurisation des mails mais pas que.


Aaaaargh. Une fois de plus, je m'égare dans la campagne et nous voilà rendu bien loin de notre petit geste initial, autant dire qu'on n'est pas près de se bouger pour la planète à ce rythme, j'entends la forêt amazonienne qui pleure et les ours polaires qui mugissent au loin. La faute à cette satanée souris contradicteuse aussi, elle devrait bien savoir pourtant que je ne vais pas me laisser faire aussi facilement, depuis le temps. Cependant, maintenant que nous avons dissipé tout malentendu sur la possibilité improbable d'une utilité quelconque de la signature à rallonge dans les messages, nous pouvons y aller gaiement et dégager toutes ces options inutiles qui vous l'y remettent à chaque fois.


Et, par pitié, profitez en pour retirer les avertissements hypocrites sur le fait de ne pas imprimer ce message si on aime les oiseaux et les papillons, ou totalement risibles sur le fait que ce message est strictement confidentiel alors qu'il peut être lu par la terre entière aussi simplement que si vous l'aviez mis en annonce dans le journal local. Rien de plus navrant que de voir ces messages écrits en HTML, manifestement par des gens qui ont soigneusement évité de lire les articles époustouflants des Souris Vertes sur la messagerie, truffés d'images et de pièces jointes et une signature à rallonge plus longue que le propos lui même, s'essayer à vous culpabiliser par des grandes leçons d'écologie numérique. Très honnêtement, vu la consommation actuelle des datacenters pour héberger notamment les messageries inondées par ce type de pollution numérique, je ne suis pas certain que l'utilisation du bon vieux papier soit réellement plus dommageable pour l'environnement que ces pratiques de messagerie incontrôlées. Et quelle prétention de croire que le récipidiendaire n'a qu'une envie à la lecture de leur prose, celle d'aller l'imprimer immédiatement pour immortaliser ces propos renversants ! Non mais, franchement.


Alors n'allons pas trop loin, tout de même, nous n'avons jamais dit qu'il fallait supprimer toute signature à vos messages. Il est toujours de bon ton de signer ce que l'on écrit, c'est une manière de créer un lien avec votre correspondant. Nous en avons simplement après la signature automatique, celle qui vient sans s'en occuper alors que précisément l'attention à l'autre nous imposerait de signer de manière différenciée en fonction de la situation : décontractée ou simple avec les amis, plus guindée avec le service des impôts ou le chauffagiste, et avec toute la puissance du son et lumière qui en met plein la vue quand il s'agit d'affirmer votre position de prestige de personne importante avec qui on ne rigole pas, nous savons que c'est bien malheureusement nécessaire dans la plupart des contextes professionnels où, hélas, on passe son temps à rivaliser avec ses collègues pour montrer que l'on est vraiment le plus fort, bien plus encore que Musclor et Skeletor réunis.


Eh bien voilà, vous avez votre petite contribution volontaire à la préservation de la faune marine et à la lutte contre l'effet de serre toute tracée, non non, ne nous remerciez pas car vraiment tout le plaisir est pour nous. Sur ce, toute l'équipe des souris vertes saute joyeusement sur place pour vous saluer avec entrain et vous laisser aller vous reposer après ces geticulations harassantes. Et, pour achever de finir en dissonance cognitive majeure et contradiction flagrante avec nos propres propos, nous terminons en signant non pas d'une, deux, ni même trois lignes supplémentaires, mais bien d'un haïku complet :


"Soleil couchant -

Trace à peine visible

De mes pas sur le sable"


Midoriro no Mausu (la Souris Verte)




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Le Petit Geste du Jour : j'arrête d'écrire mes mails en HTML
Date 19/07/2016
Ico Le Petit Geste du Jour
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Une souris fait son petit geste du jour

"Haut du mont Hiei

Quelqu’un a tracé la lettre shi

Avec du brouillard"


Matsuo Bashõ (1644-1695)


Aujourd'hui les souris vertes sortent la lampe torche pour éclairer un nouveau recoin de la bêtise humaine, et s'extasier sur la manière de diffuser dans le monde entier une idée qu'on a eue un jour où l'on aurait mieux fait de rester au lit.


Comme on l'a déjà raconté dans un article précédent, le protocole de messagerie n'était conçu initialement que pour traiter du texte. En même temps, c'était plutôt bien vu, puisque les mails sont très généralement...du texte ! Nos sincères félicitations et une pluie de médailles à tous ces ingénieurs dont les années d'étude ont fini par payer. Malheureusement, il semblerait que, comme pour l'ensemble du monde qui part à vau-l'eau, le niveau de nos universités d'élite n'en finisse pas de baisser. Toutefois, pour la plus grande joie des petits et des grands, pas leur pouvoir de nuisance car leurs diplômés peuvent continuer à répandre à très grande échelle la production issue de leurs cogitations intenses. C'est ainsi que, bien des années plus tard, quelques uns des meilleurs specimens de cette espèce ont eu une vision profonde, une révélation mystique, un euréka triomphant qu'on serait tenté de requalifier avec le recul d'Idée Farfelue tirant assez nettement vers la Débilité Complète.


Ils se sont imaginés, figurez-vous, que l'univers entier allait avoir envie de mettre en forme les messages échangés par mail, pour y ajouter plein d'effets, de couleurs, de styles exotiques, de décorations de noël, de lumières stroboscopiques et je ne sais quoi d'autre. Pour sortir une telle énormité, il faut qu'ils aient soigneusement évité de regarder toute personne écrivant un mail, presque toujours torché en 2 secondes chrono sans ponctuation ni relecture.


Mais nos compères ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, ils ont imaginé que le mieux pour remplir cette tâche tout à fait inutile serait de pouvoir composer son message en HTML. Oui, pour ceux qui brillent par leur culture informatique renversante, il s'agit bien du même langage qui permet d'écrire les pages web (dites web 2.0 si vous voulez avoir l'air encore plus savant, ce n'est pas parce que ça ne veut rien dire qu'il faut se priver de frimer un petit coup). A l'époque tout le monde ne jurait que par le HTML, et on peut apprécier toute la portée visionnaire de nos Nostradamus du mail qu'aujourdhui même les concepteurs de pages web désertent le HTML pour écrire la quasi-totalité des sites webs dans d'autres langages plus souples d'utilisation.


C'est donc assez naturellement que la stratégie du "Je te mets du HTML partout, même dans ton mail si t'as rien demandé" s'est soldée par un bide total. Personne n'aurait l'idée saugrenue de formater un message dans ce langage, sauf peut-être une poignée de consultants en communication qui ont du temps à perdre au moment d'envoyer une newsletter enrobée de guimauve marketing. Mais, et je pense que vous n'aurez aucun mal à trouver une montagne d'exemples dans le domaine qui vous plaira, ce n'est pas parce qu'une idée est mauvaise qu'elle ne doit pas faire son petit chemin tranquille. C'est pourquoi celle-ci a eu le très heureux destin de conquérir l'univers entier en un clin d'oeil ; vous vous retournez et hop, voilà que d'un coup tous les clients de messagerie n'écrivent plus qu'en HTML. Et qu'à l'insu de leur plein gré, les milliards de personnes qui s'envoient chaque jour des messages d'une profondeur insondable se mettent à le faire dans ce langage, alors qu'ils pensaient tout bêtement s'envoyer du texte. Quelle naïveté !


Bon, d'accord, mes mails sont en HTML me direz-vous, et alors ? Ca n'est pas bien grave, pas de quoi fouetter un cheval et monter sur ses grands chats, ou l'inverse. Ouh là là mon pauvre ami, quelle inconscience. C'est que vous ne savez sans doute pas que le HTML a cette particularité d'être incroyablement verbeux, encore plus que votre serviteur dans ses meilleurs jours, c'est dire. Même Proust fait figure d'enfant de choeur à côté.


Prenons un petit exemple. Vous avez décidé d'envoyer séance tenante un message d'une importance capitale à votre meilleur(e) ami(e), par exemple celui-ci :

Moua j kif lé souri verte.

é toua ?
Notez bien la conscience écologique remarquable, qui pousse à une recherche de l'essentiel et une sobriété sans égale dans le choix du vocabulaire, du style, comme de la typographie.

Et voilà un exemple de ce que pourrait donner votre message une fois converti dans votre dos en HTML, pour un rendu et une qualité d'expression rigoureusement identiques :
<html>
 <head> <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=utf-8"> </head> <body text="#000000" bgcolor="#FFFFFF"> <p> Moua j kif lé souri verte.</p> <p><br> </p> <p>é toua ?</p> </body> </html>
Caramba ! Mais c'est oune éscandal ! On a changé mon beau message épuré en un gros tas infâme. Mais vous n'êtes pas au bout de vos surprises.

Le mail en HTML, on en est d'accord, est bien plus lourd que du texte tout simple. Mais si je vous disais qu'on peut gaspiller encore plus d'octets ? Beaucoup plus même ? Ce serait donc possible se demandent les souris vertes effrayées ? Eh bien oui ! Il suffit d'appliquer la bonne vieille méthode de la Copie Inutile Cachée : votre mail contient en fait deux messages, un en texte, et l'autre en HTML. Je dois dire que je ne sais pas comment quelqu'un a pu avoir cette idée, mais on ne peut qu'en rester confondu d'admiration : non seulement on vous colle du HTML sans vous demander, mais en plus on ajoute également la version texte que vous croyiez écrire, et qui ne sera en fait jamais lue par votre copain au bout du fil. On est à la limite de la perversité, là, et bien sûr on déguise ça sous l'alibi factice qu'il existerait encore quelque part dans la galaxie certains clients de messagerie qui ne sauraient pas encore décoder le HTML, donc il faudrait leur inclure systématiquement la version texte histoire qu'ils ne se mettent pas à pleurer tout seuls dans leur coin.

Résumons nous car je vois des souris vertes au fond qui n'ont écouté que d'une oreille, les cancres : quand j'envoie mon petit message précédent, mon mail contient (entre autres joyeusetés) une copie complète des deux versions présentées, alors que je ne pensais qu'envoyer la première, puisque c'est ce que je vois affiché quand je compose mon message. Et quand mon meilleur copain ou ma meilleure copine se reçoit tout ça en vrac, son client de messagerie choisit le HTML puisqu'il a le choix, retraite tout le tas d'instructions qu'on a vues pour finir par afficher mes deux lignes initiales.

Vu la quantité de mails qui s'échangent par jour, vous imaginez bien que ce petit procédé sympathique va rapidement faire boule de neige, jusqu'à devenir une avalanche gaspillatoire qui emporte tout sur son passage. Je rappelle également que toutes ces versions cachées et inutiles de messages se retrouvent stockées jusqu'à la fin des temps sur des serveurs ultra sensibles qu'on préfèrera continuer à alimenter quand bien même l'ensemble de la population serait en train de dépérir. Ah, à ma droite une souris verte bien informée tient à porter le coup de grâce à ce pauvre HTML qui n'en demandait pas tant : il se trouve que c'est également une source majeure de failles de sécurité qui permet d'introduire plein de petits Virus De la Mort grâce à tout ce code qu'on peut planquer en toute légalité au milieu de vos réflexions existentielles. Il a décidément tout pour lui !

Vous l'aurez compris, cette situation est parfaitement intolérable et il est temps d'y mettre fin. Notre Petit Geste du Jour est donc un Coup de Pied au Derrière magistral pour envoyer valser toutes ces options inutiles et que personne n'a jamais demandées. Fort heureusement, c'est d'une simplicité enfantine : que vous utilisiez l'interface web de votre messagerie ou bien un client comme Outlook ou Thunderbird, il vous suffira tout simplement d'aller dans les paramètres jusqu'à trouver l'option qui permet de choisir le format des messages, et de choisir le mode texte, ou "texte brut" comme on le dit parfois. Et voilà ! Au passage, profitez-en pour choisir aussi d'afficher les messages en mode texte par défaut, ça vous sélectionnera la version la moins gourmande, ça règlera les problèmes de sécurité et ça permettra de désactiver les effets laser inutiles.

Petite information supplémentaire pour les personnes qui décidément ne pourraient pas se passer de mise en forme pour rendre toute la profondeur de leurs pensées, sachez que la plupart des clients de messagerie comprennent le Markdown, une petite méthode de formatage de texte très simple. Par exemple **ici je suis en gras**, __là je suis en italique__, etc. Honnêtement, on vit très bien sans mais ça a le mérite de la sobriété si vraiment il faut en passer par là.

 
Eh bien voilà, encore une bonne journée d'activité passée à sauver les éléphants grâce aux souris vertes ! On se quitte sur cette bonne nouvelle et, vu le sujet du jour, sur ce petit message en pur texte :

"Lâchés au vent
Tes mots
Demeurent gravés dans mon coeur"

Midoriro no Mausu (la Souris Verte)

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